La pétulante ascension de Benjamin Fabre

dimanche 10 août 2014
par  sylvain
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Benjamin Fabre est consultant au cabinet Pelletier. Consultant de bon niveau, il participe avec sagesse à des réunions à base de slides power-point. Au juste moment, il place, à bon escient, une phrase ciselée, qui relance le débat. Il ne sait pas toujours ce que cela signifie, mais c’est du beau travail. Ca fait bien.

Parce qu’en fait, ça l’ennuie, tout cela.

Benjamin, ce qu’il voudrait, c’est écrire un best-seller. Et Myrtille, sa femme enamourée, est certaine que celui qu’il a écrit est le roman du siècle. Qu’il propulsera Benjamin au firmament des auteurs contemporains.

Mais pour l’instant, les envois de Banjamin aux maisons d’éditions se soldent toujours par la même réponse : non. 600 non précieusement collectés dans un classeur jaune qui n’en peut plus et menace crue.

Alors Banjamin change de méthode : il faut les connaitre, ces gens de l’édition, les séduire. Il va essayer. Et avec Tiphaine, cela fonctionne. Elle, c’est une sorte de vielle fille, maniaque de l’édition des livres improbables, décidée à faire de la maison d’édition qu’elle a héritée de sa mère le point focal du nouveau roman. Mais le nouveau roman ne rempli pas l’assiette, et les jours de disette se succèdent pour la maison Barberouge, qu’elle avait héritée de sa mère. Une femme tout à l’opposée d’elle, d’ailleurs, belle, séduisante et dotée d’un flair sublime pour trouver les romans que se vendraient...

Mais Myrtille, elle aussi, aidait au challenge de son mari. Et lorsqu’elle eut bouclé le tour de table du rachat des éditions Glu par des Quatari, elle poussa discrètement le manuscrit de son mari dans les mais du nouveau Directeur...

Alors le livre de Benjamin fut publié, après quelques modification permettant néanmoins d’en faire un produit adapté à la demande du lectorat déterminé par les derniers sondages. Quand même !

Et par mégarde, sans le nom de l’auteur...


Commentaires

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lundi 22 décembre 2014 à 21h28 - par  sylvain

Je m’aperçois que je n’avais pas fait de commentaire sur cet opus.

En fait, c’est probablement un acte manqué car commenter peu est un art trop difficile pour moi.

Il y a une histoire, c’est relativement bien écrit, ça se lit avec facilité sur les plages de l’été. Mais raconter qu’on a envie d’écrire, qu’on s’y essaye et que c’est grâce à plusieurs concours de circonstance qu’on devient l’idole des lecteurs est quand même une ficelle un peu grosse.

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