La garçonnière

jeudi 24 avril 2014
par  sylvain
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Quand Lisandra est venue consulter Vittorio, elle pleurait tellement qu’elle n’eut même pas ma possibilité de se raconter. Mais Vittorio était déjà amoureux. Vittorio a cherché Lisandra, l’a trouvée, et ils se sont mariés.

Et puis, après, Lisandra se jette de sa fenêtre, alors que Vittorio rentre chez eux. Vittorio, principal suspect, est arrêté. Eva Maria ne comprends pas comment son psychologue, celui qui l’aide à supporter la disparition de sa fille, emmenée un jour par la Junte et jamais retrouvée depuis, aurait pu commettre un tel crime.

Alors Eva Maria se rends en prison, visiter Vittorio, et lui demande comment l’aider. En plongeant dans son présent, son passé, mais surtout, le passé de ses autres patients. Et dans le passé de Lisandra, aussi.


Commentaires

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jeudi 24 avril 2014 à 23h24 - par  sylvain

Le côté positif, c’est que c’est assez bien écrit, et que ça se lit très facilement.

Et il faut reconnaitre aussi que cette description par le dedans, par l’intime, des méfaits sur le corps social d’une dictature ayant tué une partie de sa population est très bien rendue. L’absence de clarté entre les individus, liée principalement à l’inconnu de leur rôle pendant les années de plomb, est un mur entre les gens. Plus rien de collectif ne semble possible, car chacun peut devenir, à l’occasion de la découverte d’un détail, le suspect de la disparition des proches disparus. A fortiori quand le chacun est policier.

De la même façon, le parallèle entre la cliente et son psychologue est intéressant. Chacun des deux, dans le monde qu’ils se sont construits pour oublier, est incapable de voir la douleur de leur proche, jusqu’à ce que celui-ci se détruise. Pour des raisons symétriques, ces deux personnages passent à côté de quelque chose de fondamental.

Mais la qualité de l’opus est amoindrie par le fait que la clé de l’intrigue ne soit pas réellement crédible : il est en effet peu probable qu’un indice aussi gros qu’une veste d’homme soit totalement écarté par les policiers. Bien que ce ne soit pas central dans l’étude des personnages, ce fait m’a gêné dans la lecture de cet opus, qui se veut à la fois roman psychologique et un peu policier.

Un avis en conséquence mitigé.

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