La muraille invisible

lundi 11 juin 2012
par  jackie
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Tynnes Falke, informaticien, est retrouvé mort devant un distributeur de billets. Diagnostic : mort naturelle. A l’autre bout de la ville, deux adolescentes tuent un chauffeur de taxi à l’arme blanche. En garde à vue, l’une des deux s’enfuit. Elle sera retrouvée morte, calcinée dans une transformateur électrique, provoquant une panne électrique générale. C’est alors qu’un lien apparaît entre les deux affaires : à la morgue, le corps de Tynnes Falke disparaît et est remplacé par une manette provenant du transformateur. Le corps sera retrouvé, amputé de deux doigts, là où il s’était écroulé quelques jours plus tôt.

Wallander, commissaire de la petite ville d’Ystad, dirige l’enquête. Des réponses semblent se trouver dans l’ordinateur de Falke. Il fait appel à un hacker surdoué, qui découvre que le nombre 20 fait partie de la solution, peut être le 20 octobre, date proche, il faut faire vite.

Mais voilà, Wallander est en proie aux doutes. Doute sur sa trajectoire : il envie un ami qui a eu le courage de tout quitter, doute sur ses capacités à mener l’enquête, doute sur ses intuitions. Shooté par un photographe en train de gifler l’une des 2 adolescentes en cours d’interrogatoire, il commence à être mis en cause par ses collègues. Il vit seul, pas une âme sur qui épancher ses peines. Une enquête dont les pistes s’embrouillent au fil des découvertes. Et puis l’informatique, c’est pas son truc, pas de son époque. Tout cela le rend vulnérable. N’est-il au fond qu’un vieux chien à qui on n’apprend plus de nouveaux tours ?


Commentaires

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jeudi 14 juin 2012 à 00h34 - par  jackie

C’est la première fois que je lis un bouquin d’Henning Mankel, j’ai donc fait connaissance avec le commissaire Wallander. Ses doutes, sa déprime, sa solitude, ses inquiétudes, ses réactions parfois impulsives, sa difficulté à respecter les procédures, les trahisons de certains de ses collègues, le rendent très humain, c’est l’archétype de l’anti-héro.

L’intrigue, elle, n’est pas une intrigue haletante à la “Harlan Coben”, on se perd souvent dans des pistes sans issue, on accompagne les policiers dans des planques interminables dans le froid, on scrute la psychologie des personnages, au final, cela donne une intrigue assez réaliste, mais tout de même longue. Ce qui est moins crédible c’est cette histoire de complot télécommandé par une sorte de “vengeur masqué” des pays Africain, depuis l’Angola, mais pas grave, ça n’enlève rien au bouquin - l’auteur partage sa vie entre l’Afrique et la Suède, cqfd.

L’atmosphère du livre est plutôt noire, enfin je dirais plutôt grise, comme l’automne en Suède : froid, humide, venteux, et longue comme l’hiver. En tout cas le bouquin donne une image assez triste de la Suède, un pays où tout part à volo, où les ado drogués trainent les rues et d’où tout le monde cherche à s’échapper.

Pour conclure, c’est un peu déprimant, un peu long, mais je suis quand même contente d’avoir fait connaissance avec Wallander et sa bande. Peut-être que j’y reviendrai une de ces quatre.

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