Au revoir là-haut

lundi 14 juillet 2014
par  sylvain
popularité : 15%

Albert était encore vivant après 4 ans de guerre, alors, cette dernière attaque, il s’en serait bien passé, d’autant qu’on disait que la fin approchait. Mais Pradelle avait dit : l’ennemi ne respecte rien, regardez, ils ont tué vos camarades...

Alors on y était allé, tuer du Boche, en ce 2 novembre 1918. Et là, Albert avait été enseveli. Sous la terre soulevée par un obus tombé à proximité. Vivant, mais pour quelques instants, encore. Jusqu’à ce que l’air manque. Et qu’il meure.

Edouard a vu, alors il y va, et sort son compagnon d’infortune de la glèbe. Et lui, c’est un shrapnel qui lui enlève la mâchoire inférieure. De beau, il passe en un fraction de seconde à inhumain.

Et puis, c’est la démobilisation. Albert n’a plus de goût à rien, car sa Cécile est partie avec un plus riche que lui, et Edouard, défiguré, se noie dans la morphine. Seul Pradelle s’en sort. beau mariage, et combines qui enrichissent. Combines simples, en fait : il faut enterrer tous les soldats tombés au combat. L’important est d’avoir le marché, pas la façon dont on le traite, car les utilisateurs des cercueils ne se plaindront jamais, même si on les met dans des cercueil trop petits après les avoir allégés de tout ce qui peut se revendre...

Alors Albert et Edouard montent l’arnaque du siècle.

Et Pradelle, lui, finira par tomber, du fait d’un petit fonctionnaire qui a préféré son éthique à un mirobolant pot de vin.


Commentaires

Logo de sylvain
samedi 26 juillet 2014 à 18h46 - par  sylvain

C’est lourdingue à souhaits.

L’histoire, qui narre les excès des républiques passées, n’a d’intérêt que pour l’illustration de la gabegie de l’immédiat après guerre.

Pour le reste, lire ceci aujourd’hui ressemble presque à un rappel que les Politiques étaient des pourris de tout temps, assujettis au pouvoir de l’argent. Même si c’est parfois (et heureusement rarement) vrai, c’est navrant de l’illustrer d’une façon aussi peu élégante.

J’ai pris cet opus sans savoir que les jurés du Goncourt en avaient fait un choix. Je lis rarement les Goncourt, car je suis presque à chaque fois étonné de l’absence de qualité de ces opus.

J’en suis arrivé à imaginer que les jurés disposent d’une grille secrète, avec des critères comme "fera pleurer dans les chaumières", "illustre l’éternel humain", "bon pour montrer que les salauds ont existé de tout temps" ou encore "démontre que ce n’entait pas mieux avant", "les riches sont des pourris, mais les autres aussi, et en plus ils sont pauvres".

Et que les grandes maisons d’édition, pas folles, ont découvert ces critères, et élèvent des auteurs spécialement faits pour les respecter. Ce qui doit donner lieu, dans les luxueux bureaux de Galigraseuil, à Paris, à de savoureux échanges entre ces auteurs et les stratèges littéraires qui les gouvernent : "Mais mon cher, vous n’avez pas assez mis de Province, la dedans, ça ne sens pas la glaise ni le goudron. Vous savez, le goudron qui recouvre les plages populaires. Et votre méchant, là, il n’est pas réellement léchant, il n’a violé personne, juste une petite arnaque à l’encontre d’un riche. Rappelez-vous, Robin Hood, c’est fait. ce qu’on vous demande, c’est du sang, un tout petit peu de sperme (pas trop, sinon, ça colle) mais surtout du fait divers. Pareil les journaux, mais ailleurs, pas chez eux. Il faut qu’ils le lisent via la télé et soient heureux de leur situation, dans leur petite maison de triffoully. Vous reprendrez bien un peu de Vouvray, c’est bon, le Vouvray, quand ça a bien vieilli".

Voilà, je n’ai pas aimé, je le is et j’en profite pour critiquer le Goncourt, car je n’aime pas, en général, les opus sacrés par ces jurés.

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique

  • Au revoir là-haut