Les hommes, en général, me plaisent beaucoup

dimanche 21 novembre 2010
par  sylvain
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Lili est heureuse, avec Samuel, son mari, dans sa maison en face du zoo. Une vie paisible, douce, avec des promesses de ventre-enfant, et de famille-bonheur.

Mais d’abord loin, puis plus près, c’est le Yoïm-souvenir qui revient. Lui, avec son sexe-plaisir, son corps immense, mais aussi ses cachets. Avec aussi les autres images.

Les images de la jeunesse, perdue entre une mère trop tôt morte, un petit frère éteint, et un père nazillon, qui les laissaient des semaines, seuls dans l’appartement, lorsqu’il allait faire ses tournées pour le Parti de Dodolphe.

Des images du Yoïm-plaisir, quand elle avait 14 ans, et qu’il l’avait enlevée, elle et son frère, à l’appartement prison. Qu’il avait mis sa langue entre ses jambes, et qu’elle était devenue femme-rêve de maison.

Mais aussi des images du Yoïm homme, qui avait vendu son cul, et l’avait amenée en prison. 7 ans de camp, viol par les autres prisonnières, absence de soleil, juste Samuel, qui venant toutes les semaines, apportait de l’extérieur dans le dedans du camp. Et qui l’en avait sortie.

Alors Lili se dit qu’elle doit retrouver le petit frère, qui a du devenir grand, et garder Samuel, même s’il tremble devant sa mère et qu’il semble aimer les filles jeunes. Et arrêter la queue et les cachets de Yoïm. Avec son grand couteau.


Commentaires

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mardi 30 novembre 2010 à 23h00 - par  sylvain

Là encore, c’est la forme de la narration, plus que l’histoire, qui fait la force de ce roman.

Les mots et la grammaire, en partie complétés, sont au service complet de l’expression. Complété un peu comme le feraient nos amis allemands : des substantifs groupés pour exprimer plus qu’une forme conventionnelle, comme des adjectifs, ou des propositions.

Et cela amène à des abimes de nouveautés, et fait toucher du doigt à quel point nous nous sommes formatés par notre langage.

A minima, pour cela, c’est intéressant à lire. Et en plus, pour le même prix, vous avez une histoire un peu glauque, d’une petite fille qui n’arrive pas à grandir, dont la formation en tant que femme, entre un père impuissant et nazillon et un amant trop tôt arrivé, l’amène à considérer son corps comme un autre chose dont on use sans se soucier.

A lire, mais un jour de beau temps, quand il fait froid et nuageux, c’est trop triste.