La liste de mes envies

vendredi 4 janvier 2013
par  sylvain
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Jecelyne est mariée avec Jocelyn. Jo et Jo. Un hasard, car Jocelyne rêvait qu’on lui dise qu’elle était belle, d’embrasser le fils de la grande famille, ou le rebelle si mignon avec qui elle avait dansé. Mais le premier qui lui a susurré un mot gentil, c’est Jocelyn, et son sourire de comédien.

Et hop, naissance de Romain, mariage. Et une vie toute tracée. Jocelyn à l’usine, Jocelyne à la mercerie. Vendeuse, puis propriétaire. Pas facile, une mercerie, la clientèle ne se presse pas au portillon. Alors des rêves, souvent. Surtout avec les jumelles esthéticiennes, à côté, incapables de s’attacher à un homme, par besoin d’exclusivité de leur relation, et déception, le plus souvent, des ronflements de ces messieurs.

Jocelyne garde l’espoir d’une vie meilleure, plus souriante, jusqu’au jour ou elle joue au loto. Et gagne, 18 millions. Terreur de ce que peut faire une telle somme, des changements qui vont intervenir dans sa vie, finalement pas si désagréable, entre un homme qui ne lui dit pas "je t’aime", mais qui est quand même chaud, le soir dans le grand lit froid, et la communauté des femmes qui fréquentent la mercerie, et surtout, le site lesdixdoigtsdor que Jocelyne anime...

Mais une telle somme attise forcément des convoitises...


Commentaires

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dimanche 13 janvier 2013 à 21h02 - par  sylvain

Après lecture de cet opus, une question me taraude : l’auteur nous prends pour des cons, ou alors il tente, sur le retour et l’approche de la mort, un renoncement à toutes ses valeurs ?

Car M. Delacourt était publicitaire, donc chargé de vendre des produits inutiles (ou pas plus utiles que leurs concurrents) à des gens qui n’en avaient pas besoin.et voici qu’il nous propose une démonstration que l’argent ne fait pas le bonheur, et que la méchanceté des gens, en sus, est une maladie contagieuse. Car si on nait bon, par chance, à la moindre occasion, finalement, on devient mauvais.

Sans révolutionner le roman, le style se lit, mais l’intrigue est tellement creuse que vers la fin, on se prends quand même à regretter d’avoir commencé. Et le plus dur est de se dire que le métier de cet auteur était de sonder les désirs de l’âme humaine...

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