Le maître du hasard (l’homme stochastique)

mercredi 30 avril 2008
par  sylvain
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Lew Nichols est prévisionniste, et ses compétences lui permettent de développer son cabinet d’analyse des tendances. Tellement bien, d’ailleurs, qu’il est repéré et embauché par Quinn, l’homme politique qui monte, et qui a besoin d’organiser son équipe pour conquérir d’abord la mairie de New-York, puis si possible la présidence.

C’est lors de ce travail que Lew, pourtant habitué à une certaine prédictibilité de l’avenir, rencontre Carjaval. Lui il connait l’avenir. Il le voit comme on peut revoir ses souvenirs, sauf qu’il s’agit du futur, comme par exemple sa propre mort.

Carjaval mettra plusieurs mois à convaincre Lew de l’existence de cette possibilité. Mais alors, Lew deviendra un accro de la prédiction, jusqu’à en perdre ses amis ainsi que la belle Sundara...


Commentaires

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mercredi 30 avril 2008 à 14h34 - par  sylvain

Les exposés et histoires sur la prévision du futur sont probablement innombrables. Mais celui-ci apporte un petit plus, car il compare deux façon d’aborder cette connaissance : une façon déterministe contre une façon statistique.

Le statisticien résonne sur des tendances, et son art s’arrête à l’interprétation des évolutions liées aux tendances, en moyenne. D’où l’imprécision des bulletins météo, d’ailleurs, mais aussi d’où l’impression de libre arbitre que nous gardons, même si le comportement global de la population peut être raisonnablement prévu.

Carjaval, lui, voit le futur. Il s’agit donc d’un futur totalement déterministe, qui se déroule "comme prévu", même si les actions qui auraient dû mener au dit futur ne sont pas faites (l’exemple pris ici est un peu tiré par les cheveux, mais il se veut illustratif, sûrement).

On a donc affaire à un bouquin de SF bien hannête et bien construit, et ma fois très agréable à lire.

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