Rosa candida

mardi 1er janvier 2013
par  jackie
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Arnljotur n’a qu’une passion dans la vie : les jardins, les fleurs, et en particulier les roses. Cette passion, c’est sa mère qui lui a transmise, dans un pays où rien ne pousse, où il faut une patience infinie, une serre, et beaucoup d’humilité pour espérer quelques résultats.

Sa mère s’est tuée dans un accident de voiture, il reste avec son père et son frère jumeaux, handicapé mental. Un jour il décide d’aller exercer sa passion dans un pays méridional. Il part réhabiliter la roseraie d’un monastère dont il est question dans d’anciens ouvrages d’horticulture. Il part avec pour seuls bagages une photo de sa petite fille de six mois, et ses précieuses boutures de roses, des "Rosa candida" à huit pétales.

Un jour débarquent Anna avec Flora Sol, sa petite fille, née de leur union furtive, une nuit dans la serre. Il en est le père, mais ne se sent pas papa, quant à Anna, elle n’est rien d’autre que la mère de l’enfant. La garde de la petite d’organise, avec lui le matin, pendant qu’elle prépare sa thèse de généticienne, avec elle, lorsqu’il est au jardin. Sa relation avec l’enfant est très vite fusionnelle, c’est ainsi qu’Arnljotur se découvre papa. Il ne manque plus que se mette en place une relation de couple avec Anna.


Commentaires

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dimanche 13 janvier 2013 à 21h39 - par  sylvain

Après avoir lu un autre roman de la même auteure L’embellie, je me demande si finalement, le sens de ce roman n’est caché dans cette description que tu as menée (et que je partage, en aillant été moi aussi enchantée).
La similitude entre les deux livres, c’est à minima cette différentiation que fait l’auteur entre la vie sexuelle, destinée au corps, et la vie sentimentale, plus intériorisée. Et el grand calme avec lequel elle présente les évolutions de ces protagonistes sur ces sujets. On couche, on a un enfant, ma fois, la belle affaire, c’est la nature. Séparation ou vie en couple n’ont que peu d’importance, la qualité de l’interaction est primordiale, même si celle-ci est de courte durée.
En sus, il y a aussi, comme un jeu sur la paternité, et la sanctification de l’enfant. Un enfant de mère sans père réellement présent, le retrouve, forme un famille, et par sa simple présence, fait des miracles autour d’elle. Au point que les gens viennent de loin pour une imposition des mains de l’enfant.
Avec cet opus, j’ai un peu l’impression que l’auteure nous dit que la vie est belle quand on la prends comme elle vient, qu’il suffit de regarder les plaisirs autour de nous, et que si on respecte cette façon de faire, les conséquences, même aussi importante que la conception d’un enfant, seront de grandes réussites.
Un peu simpliste, mais finalement assez tellurique : un volcan entre en éruption, et l’Islande s’agrandit. C’est ça qui est important, à la fin.

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mardi 1er janvier 2013 à 23h46 - par  jackie

Ce roman est plein de douceur, de tendresse, de tristesse aussi, drôle parfois. La douceur de la relation d’Arnljotur avec sa petite fille ou avec sa mère, disparue. Son vieux père aussi dont il prend des nouvelles régulières.

Le protagoniste est comme ses fleurs, totalement candide : il est juste comme il est. Il vit au travers de sa passion, les fleurs, au travers des pulsions de son corps, qui l’obsèdent. Et puis surtout il essaie d’avancer, tout comme son père et son frère avec le deuil de leur si douce et tendre mère, épouse.

Quand débarquent sa fille et sa mère, c’est comme une famille tombée du ciel, une famille qui va se mettre en place peu à peu, tranquillement, sereinement, simplement.

Je pense que ce roman agace ou enchante, moi il m’a enchanté, en tout cas il ne laisse pas indifférent. Faites-vous votre opinion.

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