Franz & Clara

mercredi 17 avril 2013
par  jackie
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Clara est violoniste, elle joue dans un orchestre classique, quelque part en Suisse. Elle sort d’une histoire d’amour et a le cœur brisé. Elle s’imagine que ses collègues se gaussent de son malheur, après avoir affiché un bonheur aussi insolent. Alors le midi, elle s’assoit sur un banc, seule, au bord du lac pour déjeuner.

Un midi, un garçon se tient sur ce banc, son banc. Il a une douzaine d’années, mais s’exprime comme un adulte. Franz devine beaucoup de choses sur son état, sa vie. Leurs fêlures et solitudes respectives les rapprochent. Ils se nouent très vite d’amitié, enfin du point de vue de Clara, d’amour du point de vue de Franz.

Il devine en elle une capacité et une sensibilité qui lui permettrait de devenir soliste, d’être LA vedette, plutôt qu’une violoniste lambda. Ses encouragements finissent par décider Clara de se lancer, alors qu’une occasion se présente, elle part pour Londres.

Leurs destins vont-ils se recroiser un jour ?


Commentaires

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dimanche 16 juin 2013 à 15h29 - par  jackie

J’en dit que, justement, je n’avais pas très envie de faire un commentaire, là je le fais plus par discipline en tant qu’animatrice du site que par enthousiasme. Quand c’est mauvais, ou quand c’est un bon bouquin, le commentaire vient facilement, ici, c’est ni l’un ni l’autre.

Je m’explique, c’est bien écrit, c’est agréable à lire, mais, comme tu le dis, Sylvain, c’est juste totalement irréel, les personnages habitent sur une autre planète, ils n’ont aucune contraintes matérielles, ils étudient en Suisse, parcourent le monde, se retrouvent à New York. Franz est issu d’une famille richissime, et, bien qu’ayant vécu un traumatisme dans son enfance (la mort tragique de ses parents totalement immatures qui se déchiraient), il est bien sûr devenu un petit génie, un petit génie adorable, gentil, puis un jeune homme élégant et homme d’affaire avisé. Il ne se drogue pas, ne se fout pas en l’air en Ferrari. Mais quand même il meurt à la fin. Ca ressemble à un feuilleton TV, c’est bien mignon mais on a juste un peu de mal à s’identifier aux personnages.

Voilà je n’ai rien à ajouter à ton commentaire, Sylvain, c’est tout à fait ça.

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mardi 14 mai 2013 à 22h55 - par  sylvain

Et bien, Jackie ! Pas encore de commentaire sur cet opus.

De mon côté, je n’ai pas trop aimé. Certes, ça se lit bien, c’est facile et gentillet, cette histoire de princesse et de prince, tous deux très malheureux, qui se rencontrent avec une différence d’âge qui ne permet pas de consommer ce qu’il ressent.

Dans les contes, c’est une grenouille (ou un crapaud), et la princesse est suffisamment émue pour l’embrasser. Ce qui permet de dire aux petites filles qu’un homme est toujours beau, soit physiquement, soit à l’intérieur (cherchez l’erreur).

Ici, c’est l’âge. Et l’auteur n’a pas la force d’un Nobokov, pour écrire un Lolita inversé. Alors la grande fille attends un peu et le garçon devient un homme. Comme quoi, les hommes sont beaux même jeunes. On avance.

Et cette manie des contes de nous mettre des personnages hors du commun : des princes, des rois, des dragons. Ici, c’est une famille richissime (des rois), un père et une mère égotistes (les dragons), et une orpheline... élevée en Suisse, et capable de devenir soliste au violon (mais il faut qu’elle travaille. Surprenant, non ?).

Donc, une sorte de conte, avec des personnages comme il n’en existe pas, mais tellement efficaces pour faire pleurer dans les chaumières, et une fin avortée, car comme dans les contes, la vie après que l’amour ait éclos est courte, histoire que la magie opère.

C’est un peu l’antithèse des livres de Mme Balasko. Dun côté des livres profondément humains, implantés dans le réel mais qui donnent un optimisme de folie. De l’autre, une bleuette sans saveur, peu crédible et à la morale grossière.

Et toi, tu en dis quoi ?

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