Les Xeelees - 4 - Accrétion

jeudi 5 septembre 2013
par  sylvain
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Le projet du Nord, ce vaisseau à propulsion GUT destiné à coloniser Tau Ceti avance bien, et Louise, responsable du projet, prends un peu de vacances. C’est à ce moment que Mark et elle sont contactés par l’Eglise Superet.

Celle-ci leur propose d’utiliser le Nord pour établir, comme Mickael Poole l’avait fait, un trou de ver entre le futur et le présent, car l’analyse des derniers instants connus de Mickael Poole laissait entrevoir un futur dans lequel l’Univers entier sera plus sombre qu’il ne l’est compréhensible. L’enjeu est suffisamment important pour l’humanité, et cette décision est retenue.

Le Nord part pour un voyage relativiste de 1000 ans, remorquant l’entrée d’un trou de ver. L’arrivée dans ce futur lointain confirme les observations faites à l’origine du voyage. Mais les démêlés entre les diverses factions ayant divisé la population du vaisseau au cours des 1000 ans de voyage n’a pas permis d’aller au bout de la mission : le trou de ver est perdu, et le retour dans le passé est impossible. Il ne reste alors à cette poignée d’humains perdu dans un cosmos inhospitalier qu’à chercher comment les Xeelees, ces ennemis d’hier, avaient gagné leur survie...


Commentaires

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jeudi 5 septembre 2013 à 23h03 - par  sylvain

L’histoire est amusante, mais le fond est un peu sommaire : des entités détruisent l’univers humain, la seule solution est la fuite. La première version de ce texte, c’est globalement la Bible, ce qui ne nous rajeunit pas.

Néanmoins, il y a deux points sur lesquels cet opus sort réellement du lot :

  • L’ennemi qui réussit à détruire l’homme n’est pas fait de matière usuelle (la matière baryonique), mais d’énergie noire. Ecrit en 1994, cela dénote quand même que l’auteur se tient au courant des avancées de la physique, et qu’il est doté d’une imagination assez conséquente,
  • Par ailleurs, la guerre finale entre les civilisations Xeelees et Photinos (les méchants) se fait à coup d’arbalètes cosmiques physiquement exactes, mais que vous ne risquez pas de rencontrer dans votre jardin, au moins déjà parce que le nombre de personne capable de comprendre (en vrai) comment elles pourraient fonctionner doit tenir sur les doigts d’une seule main (une main d’Alien, quand même).

Le tout donne une vrai saveur "hard science" presque poétique, mais il faut aimer la poésie moderne, quand même.