Sans nouvelles de Gurb

samedi 26 juin 2010
par  sylvain
popularité : 31%

Deux extra-terrestres arrivent dans leur vaisseau, pour étudier la Terre. Gurb, le moins gradé, prend l’apparence de Madonna pour passer inaperçu lors de sa première mission de surface.

Il disparait et ne donne plus de nouvelles. L’autre s’inquiète et tente lui aussi de se mêler à la population autochtone, en se faisant discret.

Mais il n’est pas facile de s’attirer les faveurs de sa voisine, quand on ignore les règles élémentaires du savoir-vivre. Qu’on confond emprunter un peu de sucre, et offrir un collier d’or et de rubis. Et que boire reste un plaisir, du moment qu’on a 30 ou 40 kilos de beignets à manger à la suite.

Cela étant, une mission de surface sur Terre offre quand même plus d’intérêt que de retourner sur la planète des limaces sulfureuses...


Commentaires

Logo de Roso
lundi 26 août 2013 à 00h19 - par  Roso

Sin noticias de Gurb (1991) Traduit de l’espagnol par François Maspero.

Deux extra terrestres dont la mission est l’étude des hommes, arrivent sur terre, à Barcelone. Gurb prend l’aspect de Madonna et se lance dans la ville où il disparait presqu’aussitôt. Son coéquipier inquiet d’être sans nouvelle de Gurb part à sa recherche. Il note ses observations, ses interrogations sur un carnet de bord. Et c’est ce carnet que nous lisons. Il s’agit là d’une satire de la société, Mendoza pointe notre manque de visibilité, nos incapacités, l’absurdité de nos actes. Et c’est complètement déjanté. Un peu de difficulté au début de la lecture, cet humour là, ce comique de répétition peut paraître dépassé, exagéré. Mais j’ai lu jusqu’au bout, souvent avec le sourire parcequ’enfin c’est bien vu.

Logo de sylvain
samedi 26 juin 2010 à 22h18 - par  sylvain

D’abord, c’est assez drôle. Pas à se tordre de rire, mais bien vu, et gentiment critique d’une société visiblement appréciée de l’auteur.

Et en plus, il m’a semblé qu’on pouvait quand même y prendre plusieurs niveaux de lecture, par-delà la simple parodie du monde moderne.

Gurb est aussi une petite ville du Nord de la Catalogne, et les deux extra-terrestres pourraient tout aussi bien être deux amis arrivant du monde rural, l’un se destinant à l’argent rapide, via la prostitution, l’autre à la recherche de relations humaines vraies, sans beaucoup de succès, tant qu’il n’a pas d’argent.

Et l’histoire est aussi un plaidoyer pour qu’on prenne conscience de la joie toute simple qu’il y a à vivre à Barcelone, ville pleine de gens qu’on gagnerait à mieux connaître.

C’est court, ça se lit en une demi-heure, et c’est ma fois très agréable.

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique