Un lac immense et blanc

dimanche 24 juin 2012
par  sylvain
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Tous les mercredi matin, il y avait l’italien, au café. Il parlait de Ferrare et je l’écoutais, sans l’interrompre discuter dans cette langue si chantante avec le garçon.

Mais ce matin, il n’était pas venu. Dehors la neige recouvrait tout d’un voile qui transformait la ville en une grande étendue blanche. Comme si longtemps auparavant, avec Antoine, lors du périple entrepris avec Lise et Jean pour convaincre de la nécessité de la révolution.

Comme Ferrare aussi, soit noyée de soleil, soit recouverte de ce linceul brumeux, mais toujours aussi belle, lorsqu’on savait y déambuler pour rechercher tous les souvenirs que les générations d’habitants y ont laissé...

Mais l’Italien n’est pas là, ne restent que les passants et les ombres d’une vie déjà trop entamée, trop vécue.


Commentaires

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mardi 26 juin 2012 à 20h54 - par  sylvain

Difficile de démêler l’histoire de cet opus. Au premier chef, une dame aux cheveux blancs se remémore des passages les plus forts de sa vie, stimulé en cela par un personnage symbolisant tout ce qu’elle a aimé : l’Italien de Ferrara. A ces souvenirs alternent des images de paysages de neige - d’où le titre.

In fine, cela m’a fait penser à la description de ce qu’on peut attendre des derniers instants de quelqu’un : une alternance de souvenirs entrecroisés de réel, et des épisodes de déclin du cerveau comme les décrivent ceux qui parlent d’expériences proches de la mort (NDE).

C’est troublant, car c’est bien écrit, assez dense, et surtout remarquablement court. A essayer, je trouve.

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