Etoiles mourantes

dimanche 3 février 2008
par  sylvain
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Livre écrit en collaboration avec Ayerdhal.

Dès qu’elle a pu maitriser les déplacements spatiaux lointains, l’humanité s’est scindée en 4 rameaux : la fédération originelle, dictature dans laquelle les morts, sous forme de simulations numériques, ont encore le droit de vote, les mécanistes, obnubilés par le combat et la domination, les artefacteurs ou organiques, douce utopie d’individus férus d’individualisme, et les connectés, qui disolvent leur individualité dans l’échange informatique constant dans lequel ils baignent.

Cette possibilité de voyage a été amené à l’humanité par d’étranges entités, les AnimauxVilles, sortes d’immenses corps, intelligents, capables de créer à l’intérieur d’eux-même les condition d’une vie confortable pour les humains, et par ailleurs, de se promener dans limites dans l’intégralité de l’univers en utilisant le chant de balises régulièrement espacées.

Il va sans dire que cette possibilité de séparation a tout de suite été utilisée par les humains pour se séparer les plus radicalement possible, et, pour chaque communauté, ne plus voir dans les autres rameaux qu’un ramassis d’être peu fréquentables.

Les AnimauxVilles ont invité des représentants de chacun des rameaux à assister avec eux à la mort d’une étoile. Chaque rameau s’y prépare comme il le peut : avec souffrance pour les connectés, obligés d’envoyer une délégation à l’égard du babil du groupe, avec envie pour les mécanistes, certains de pouvoir en profiter pour asservir l’ensemble de la race humaine et les AnimauxVilles, avec espoir pour les organiques, et presque par hasard pour la Fédération Originelle, totalement refermée sur elle-même.

Mais la jeunesse de chacun des rameau à besoin d’idéaux, d’idées à défendre, et grâce aux AnimauxVilles, c’est effectivement une renaissance qui sort de la mort de cette étoile.


Commentaires

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dimanche 3 février 2008 à 14h22 - par  sylvain

Après l’histrion ou Ballade Choreïale, je n’avais pas trop envie de réessayer cet auteur. Et c’est sur un conseil que j’ai pris cet opus. Merci du conseil, car c’est un superbe bouquin.

Pas de hard-science, pas d’exagération guerrière, scientiste, bio-quelquechose ou autre. Juste un vrai conte, dans un contexte de science-fiction terriblement bien fait.

Bien fait d’abord pour sa simplicité, exagération limitée et bien conçue du monde actuel pour l’évolution des humains, et mise en scène des villes comme être indépendant, dans la droite ligne de réflexions actuelles (Paris s’éveille... il me semble que j’ai lu par ailleurs un truc sur les cathédrales comme êtres vivants, mais je ne sais plus ou).

Et bien fait parce-que ce monde si semblable au nôtre est en fait radicalement différent, sur de subtiles différences. Tout en nous conservant des repères sur le bien, le mal, et d’autres sujets qui permettent le fonctionnement du conte (les méchants, le prince charmant, la princesse qui meurt...).

Et surtout, parce-que l’ensemble baigne dans un parfum d’émerveillement pour l’univers ou pour le fait d’essayer, humblement, de le comprendre, que ce soit par la religion et le culte des morts, ou par la science et la passion de l’explication.

A ne pas rater.

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