Suprematie

lundi 28 février 2011
par  sylvain
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Konstantin Alcaino est devenu le commandant du Harfang, cette nef de guerre d’un autre âge, dernier vestige de la puissance des humains, bien longtemps auparavant.

Et pourtant, son arrivée comme mercenaire, accompagné de quelques Dikkiks, ces sortes d’oiseaux sapiens, fidèles jusqu’après la mort à leur chef de meute, n’avait rien eu de glorieux. Car Konstantin, à ce moment, venait juste de s’échapper de la nef des fous ou les Suprémates l’avaient exilé, pour rébellion au consensus et déprogrammation des filtres de réalité devant lui permettre de penser comme les autres. Une évasion dans le style de l’homme, d’ailleurs, folle, uniquement réussie grâce à la volonté et à la chance de cet opposant à la pensée unique, chantre de la diversité et de l’enrichissement par l’apport des différences.

Tout l’inverse des Suprémates, prêts à dissoudre toute individualité dans le consensus, portant l’acceptation de l’autre et le refus des différences au point d’équiper les cerveaux de ces fameux filtres, agissant sur les perceptions pour les rendre compatible avec la réalité telle qu’elle se devrait d’être. Ce qui, indéniablement, permettait au moins de faire vivre en bonne intelligence des ensembles conséquents de planètes et de multiples races. Au prix du sacrifice des rétifs, de ceux qui ne supportaient pas de vivre dans le virtuel.

Entre les Suprémates et e Harfang et les humains libres, c’est la guerre. La guerre totale, l’une des deux conceptions du monde étant de trop, incompatible avec l’autre, malgré l’étendue des galaxies. Un Empire contre une nef de guerre, qui ne pourra terrasser son adversaire que d’un coup d’éclat, tellement terrible qu’il fera naître la terreur dans le consensus, et bouleversera la Suprématie...


Commentaires

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jeudi 10 mars 2011 à 22h13 - par  sylvain

Ca fait du bien, de temps à autre, de tomber sur un vrai bouquin de space opéra, avec tout ce qui fait le charme de ce genre et en plus, quelques trouvailles qui font la différences. Il y avait eu les Jedi et la force. ici, ce sont les filtres de réalité, qui permettent à toutes les espèces sapiens de partager une paix, un consensus, peut être faux, mais partagé.

Et donc à ceux qui préfèrent douter pour être, de se battre contre cet affadissement de la vie. Pas pour faire mieux, mais juste parce que c’est la réalité qui fait la beauté de la vie.

On ajoute à ça un zeste de technologie ancienne, ces nefs de guerre gigantesques datant des prémisses de la conquête de la Galaxie, et des IA assez rigolotes, qui pensent et communiquent avec les humains sans se prendre trop au sérieux.

Donc, ce n’est pas un bouquin intello, mais Dieu que c’est bon. A déguster d’urgence. Et de mon côté, je vais demander à la bib s’il existe d’autres opus de ce même auteur bicéphale.

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