2015 - Le crime du comte Neville

mercredi 2 septembre 2015
par  sylvain
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Sérieuse à fugué, mais par chance, une voyante l’a rencontrée en pleine forêt et l’a ramenée chez elle, au chaud.

Prévenu, son père le Comte Neville accourt pour le ramener au manoir familial, mais il se fait prédire par la voyante qu’il allait tuer un invité lors de sa prochaine garden-party, le 4 octobre.

Il en est affolé, car il se veut hôte de qualité, et même s’il est déjà arrivé dans la noblesse Belge qu’un hôte tuât un de ses invités, cela restait quelque chose de rare qu’on ne pouvait pas préparer à la légère.

Après quelques nuits d’insomnie, Sérieuse indiquât à son père que le mieux serait que ce soit elle qu’il tue, car de toute façon elle se sentait bien mal dans sa vie, incapable qu’elle était de ressentir quelque chose, et tant moins belle que son frère Oreste ou sa soeur qu’elle ne voyait pas l’utilité qu’elle pouvait envisager à son passage dans l’humanité.

Après moult tergiversation, le père promit d’obtempérer.

Mais le jour dit, la musique fût si belle que Sérieuse, pour la première fois depuis ses 12 ans et un épisode de sa vie qu’elle ne voulait pas narrer, ressenti la voluptée. De rage devant el changement d’avis de sa fille, le Comte fit un faux mouvement, et une rombière sans importance mourût.


Commentaires

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mercredi 2 septembre 2015 à 22h35 - par  sylvain

Bon, autant le dire, c’est chiant.

C’est bien rare que je me permette un tel jugement sur un opus de Mme Nothomb, mais cette fois, en première lecture, quel ennui !!!

Le contenu est court, le style est lourd, le vocabulaire limité. Besoin d’argent, choix du mauvais livre parmi ceux écrits cette année, ou tentative désespérée d’aborder un aspect encore très caché de son histoire personnelle ????

Ce serait la seule raison qui pourrait justifier un tel manque de qualité : que l’émotion soit trop forte, qu’Amélie cherche à nous dire quelque chose sans l’affronter.

Car si on résume, c’est l’histoire d’un père à qui sa fille indique vouloir mourir pour absence d’émotion depuis un certain événement, lié à une personne séductrice et destructrice, et qui, plutôt que de traiter le fond, va accepter de tuer celle-ci par excès de nobilité (ou noblitude, car noblesse, dans le cas présent, ferait désordre).

Mme Nothomb chercherait à nous indiquer qu’un Belge, dans sa jeunesse, l’aurait violée sans assumer son geste, et que sa famille (noble) aurait étouffé l’affaire qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

Mais je suis d’accord, c’est de la psychologie de bazars.

Et vous pouvez donc vous passer de lire l’opus.