Messieurs les enfants

lundi 5 février 2007
par  sylvain
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Joseph, Igor et Kader ont fait les pitres. Punition : une rédaction sur le sujet suivant : vous vous réveillez le matin, adulte. Et vos parents sont devenus des enfants. Racontez la suite.

Le retour vers les familles n’est pas glorieux. Castaing, le prof maudit, est dans toutes les têtes, y compris celles des parents. Mais il faut bien rédiger cette punition...

Et bien sûr, dès que les chenapans commencent à rédiger, l’histoire devient réalité. D’ailleurs, aussi pour Castaing, qu iretrouve là une jeunesse qu’il n’a jamais vraiment vécue.

Mais les meilleures choses n’ont qu’un temps.


Commentaires

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lundi 5 février 2007 à 22h08 - par  sylvain

Bien sûr, il y a toujours le style délié, fluide et clair. Et des phrases qu’on relit juste par plaisir, pour les ré-entendre.

Et par ci, par là, quelques expressions ou scénes bien vues, bien décrites, bien en scéne. Justes.

Mais pour le reste, c’est triste. La magie des premiers malaussène est loin, la gouaille inexistante, le scénario insipide. Tout en cherchant à être "fantastique" ou suffisamment irréel pour ne pas se vautrer dans la réalité banale, il n’y a rien qui n’ait déjà été dit ou écrit ailleurs.

Et deux sujets deviennent presques pesants, après la lecture des autres du même : les avis "autorisés" sur les enseignants, ici le vil et triste Castaing, et les personnages de femmes, toujours limites.

Là Julie, belle, maîtresse femme, guerrière et indépendante, ici Yolande et Agnés, prostituées, car c’est le plus beau des métiers du monde, et "c’est pour ça que la passe est au même prix que la consultation du toubib" (dixit, le style en plus dans le livre).

C’est agréable à lire, ça se lit en quelques heures, mais franchement, M. Pennac, un style c’est bien, mais une histoire, vraie ou pas, mais à laquelle on croit, c’est nécessaire.