ATOM[KA]

samedi 17 janvier 2015
par  sylvain
popularité : 47%

Franck était inquiet. D’abord pour Julie et lui, parce que cela faisait 8 mois qu’ils essayaient d’avoir un enfant, et que ça ne marchait par. Foutue cinquantaine, foutue fatigue, et foutus souvenirs de sa première femme. Et surtout, pour Julie, sa collègue dont les jumelles avaient été assassinées et brulées, foutus souvenirs.

Ensuite parce que le meurtre qu’il découvre, à quelques jours de Noël, est tout simplement horrible. Le mec a été torturé avec une lame de rasoir, puis enfermé dans son congélateur, jusqu’à la mort. Mort de froid, presque exsangue, dans d’atroces souffrances, il avait quand même pris soin de laisser un mot sur la patio du congélateur : Agonia.

A ce stade de l’enquête, Franck ne se doute pas encore de ce qu’il va découvrir, des horreurs que des pseudo-scientifiques peuvent réaliser pour accéder à la prolongation de la vie. Mais en suivant les traces de ce journaliste congelé, dans un monastère à proximité de Lyon puis dans divers pays lointains, Franck et Julie sont repousser ce qu’ils savent des limites de l’horreur.

Mais bon, ce sont de bons flics, quand même. Alors à la fin, on s’attendra à un heureux événement.


Commentaires

Logo de sylvain
samedi 17 janvier 2015 à 13h03 - par  sylvain

Difficile de décortiquer un polar dans tous les sens, ou d’y chercher des thèmes philosophiques, ce n’est pas l’objet de cette littérature.

Il faut dès lors se rabattre sur la qualification de l’intrigue, l’épaisseur des protagonistes, la qualité de l’équilibre entre le plausible, le sordide, l’extra-ordinaire et la tendresse (dans les histoires d’hôpitaux, les médecins, confrontés à la mort, copulent à tout va, dans les histoire de flics, confrontés à la méchanceté, c’est plutôt les tendresses de Félicie et Marie-Marie (San-Antonio), Mme Mégret et sa blanquette, ou ici, en plus moderne, de la collègue Julie (ou pour les lecteurs femmes, du collègue Franck)).

A cette aune, disons le tout net, c’est réussi.

Ca s’embrouille, on voit venir la clé de l’histoire, mais suffisamment doucement pour qu’il reste du goût à continuer la lecture jusqu’au bout. Et puis l’atome, ça a l’avantage d’être un peu mystérieux, de générer de belles morts, bien glauques, sans coupable apparent.

Donc de la belle ouvrage, dans la série Polar.

Navigation

Articles de la rubrique