La tête de l’emploi

jeudi 27 novembre 2014
par  sylvain
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A 50 ans, Bernard est un Bernard. Bien qu’il ait atteint le statut de "conseiller clientèle" dans la banque ou il travaille, il sent bien qu’il n’a pas l’allant d’un Jean-François, même s’il n’a pas le ridicule d’un Théophile.

Il se sent moyen, et ne rêve que de continuer la vie tranquille qu’il mène avec Mathilde, la femme qu’il a rencontré dans sa jeunesse, et qu’il aime encore à la folie.

Mais Mathilde va en décider autrement, et demander à faire un break dans sa vie conjugale. Les premiers jours, à l’hôtel, se passent dans comme l’attente de la fin de cette épreuve, puis dans l’angoisse de sa durée. Jusqu’au jour ou, retournant chez lui pour parler à Mathilde, il lui faut se rendre compte de l’évidence, un autre l’a remplacé. Mathilde avec un autre. Dans les bras d’un autre.

Le coup est terrible, et son travail s’en ressent, au point de ne plus comprendre ses clients, de les voir même le fuir. Et donc de perdre son emploi. Plus d’emploi, plus d’appartement, seule possibilité, le retour chez ses parents octogénaires, comme un adolescent vieilli.

Retrouver les patins, le temps qui passe, et les douces engueulades entre ses parents, l’intransigeance de son père à son endroit, l’absence d’émotion de sa mère.

Puis Sylvie, la fille d’un couple ami de ses parents, avec qui il noue une idylle malgré le mauvais départ qu’avait pris leur relation. Une idylle qu’il aurait souhaité durable, pour construire un futur, mais qui s’arrête, car Sylvie retourne avec son mari.


Commentaires

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mercredi 3 décembre 2014 à 17h03 - par  sylvain

Merci du conseil, je m’y jette. Vous faites un résumé de cet opus ?

Bien amicalement

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mardi 2 décembre 2014 à 22h38 - par  Roso

Une piqûre d’optimisme en ce début d’hiver ? .Si tu ne l’as pas déjà lu, je te conseille "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" de Jonas Jonasson. le titre est trop long : je déteste. La couverture du livre est à vomir. On me l’a conseillé mais avec le titre et la couv’ je ne pouvais vraiment pas. Et un jour une amie qui ne m’avait jamais parlé ce de roman me l’a apporté, me l’a prêté.Je ne pouvais plus faire autrement, je l’ai lui . Et je n’ai pas regretté.

On traverse un siècle, on croise des dictateurs, des gentils, des gros méchants vraiment méchants des découvertes. C’est foutraque à souhait, tiré par les cheveux... j’ai aimé et j’espère que si tu le lis tu auras un sourire.

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jeudi 27 novembre 2014 à 21h17 - par  sylvain

C’est le troisième opus que je lis de M. Foenkinos qui traite globalement du même sujet : un homme un peu à côté de sa vie s’en voit dépossédé.

Dans les deux premiers opus que j’ai lu, le héros s’en sortait plus ou moins.

Ici, c’est très surprenant, il ne se passe rien d’autre que le suivi d’une soumission totale aux événements, aux femmes de sa vie et à son père, son chef ou ses pseudos amis.

Même si le ton est enjoué, c’est triste. Et cela éclaire les autres opus, finalement. Il ne s’agit que d’une complainte, lancinante, sur la difficulté du monde, et sur l’ironie, seule solution pour survivre ? Et cela éclaire aussi l’admiration qu’il vous (à juste titre) à "Charlotte", qui ne s’est jamais résigné et est passée à la postérité par l’Art là ou ces hommes ne réussissent qu’à être des personnages falots.

On pourrait peut être y voir une sorte position culturelle, à la manière d’un Woody Allen ou d’un Popeck, mais finalement, c’est surtout triste. Triste qu’un trentenaire intelligent, cultivé et beau garçon (enfin, ça semble) limite sa production littéraire, si bien écrite, à l’apologie d’une nonchalance improductive.

Crise du siècle ? Peut être.
Mais plus probablement crise d’enfant gâté. Est-ce un hasard si le protagoniste principal, comme ses compagnes, est un enfant unique ?

Un détail ne colle pas à ce tableau, néanmoins, c’est le personnage de la gardienne de l’hôtel. Serait-ce la solution ?

Je n’y crois pas. Et je vais arrêter de lire cet auteur, il me faut une piqure d’optimisme en ce début d’hiver.
C’est dommage, parce que, comme Woody Allen, il y a quand même des cotés sacrément bien écrits.

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