Code 93

jeudi 28 juin 2018
par  sylvain
popularité : 100%

Une jeune femme est retrouvée morte. L’autopsie révèle que son corps a été abimé par de nombreuses pratiques sexuelles extrêmes. L’enquête piétine, malgré les recherches, et puis elle devient moins prioritaire. puis beaucoup moins prioritaire.

Elle serait presque oubliée, si quelques détails surprenant ne réveillaient la conscience du commissaire. La disparition d’un dossier, par exemple...

En parallèle, un privé cherche également ce qui est arrivé à cette jeune femme, ce qui a pu l’amener à supporter ce niveau de violence.

L’enquête change de dimension quand le comissaire découvre que son ancien adjoint pouvait être impliqué dans la disparition des dossiers. Et que par "chance", ce dossier disparu met en cause une famille de la haute bourgeoisie...


Commentaires

Logo de sylvain
samedi 6 avril 2019 à 13h17 - par  sylvain

Bonjour M. Roso,

Je ne crois pas que la morale soit liée à l’argent qu’on a ou qu’on a pas. Ni que la morale soit un absolu intransgressible quelque soit la situation. Et il est vrai que l’aisance, voire le confort, donnent plus de responsabilité quant à l’application de la morale.

Néanmoins, l’intrigue du roman aurait tout aussi bien pu se passer dans une famille misérable, ou des gamines auraient été violées par un de leurs beau-père, puis prostituées contre des bouteilles de mauvais vin par leur mère. Mais l’opus, en terme de force de vente, aurait perdu son côté "engagé" contre une possible accusation de voyeurisme cynique (à notre époque. Au 19ème, c’était du naturalisme).

Les faits et les ressorts, pourtant, auraient été les mêmes : misère affective, perte des repères, profit des uns au dépends des autres. Mais Outreau ne fait plus vendre de romans, seulement des journaux avides de sensationnel.

Au XIXème, le corps social ne voulait plus de pauvreté et plus de rentiers : ces deux "classes" étaient l’objet de l’opprobre, avec rédemption/compréhension possible pour les pauvres (Zola, Maupassant, voire Hugo). De nos jours, ce sont les "riches" qui sont vilipendés (voire les revendications giletjaunesques ou CGTistes), ces opus tous identiques dénoncent les abus des "200 familles" (heureusement, aujourd’hui, elles ne sont plus toutes de même religion) finalement d’une façon assez triste.

Il me semble que la connerie, l’a-moralité et la pauvreté sont des défauts indépendants. Des axes différents sur lesquels nous pouvons nous situer et évoluer au gré de nos expériences. Mais pas corrélés.

Logo de Roso
mardi 5 février 2019 à 23h22 - par  Roso

Avoir une morale c’est donné à tout le monde, avec ou sans argent. Mais il faut bien dire que si je crève la dalle ma morale sera de me nourrir pour ne pas crever (J’ai lu Primo Levi) , et si j’ai un max de tune ma morale sera souvent d’en avoir plus. Je me demande si cela n’agace pas en premier chef ceux qui ont de l’argent, pas forcément un tas d’argent mais qui tendent à en avoir pas mal, ou qui aimeraient en avoir plus. oui c’est peut etre agaçant pour ceux là.

Logo de sylvain
samedi 12 janvier 2019 à 21h25 - par  sylvain

On sent qu’il y a du vécu, et cela rends la lecture très agréable, ça fait plus vrai que beaucoup de romans noirs.

Mais l’intrigue générale, le retrait des statistiques de meurtres pour éviter une baisse de l’immobilier, est quand même un peu surprenant

Soit c’est vrai, et il faut faire un procès, soit c’est faux, et ce type de littérature à la limite du complotisme n’amène rien sinon de gilets jaunes.

Et puis, de façon surprenante, ce sont toujours les riches qui sont les méchants, comme si on ne pouvait pas avoir de l’argent et une morale.

C’est un peu agaçant.

Navigation

Articles de la rubrique