Perdido street station - 1

vendredi 10 août 2007
par  sylvain
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Nouvelle Crobuzon, quelque part dans le futur. Diverses races issues d’évolutions de l’humanité, par croisement avec diverses espèces animales coexistent entre elles, et avec les recréés, aliages de machines, d’hommes et d’animaux savamment constitués.

Isaac est humain, chymiste, thaumaturgiste, et chercheur en théorie de crise unifiée. Lin est mi-humaine, mi scarabe. Elle vit des sculptures qu’elle crée en utilisant certaines de ses sécrétions. Tous deux vivent dans la ville de Nouvelle Crobuzon, et sont amant, même si beaucoup les sépare.

Lin est employée par l’un des patrons de la pègre de Nouvelle Crobuzon pour faire son effigie. L’homme est un patchwork de toutes les espèces existantes, et en est fier. Cette tâche épuise Lin.

Un Garuda, homme-oiseau, ayant volontairement sacrifié ses ailes, vient demander à Isaac de l’aider à retrouver les cieux.

Pour ce faire, Isaac demande à ses relations de la pègre de Nouvelle Crobuzon de lui trouver divers exemples d’animaux volants. Par des chemins détournés, ses recherches avancent, et elles amènent Isaac à découvrir enfin l’énergie de crise, preuve de l’existence d’une théorie unifiée des champs.

Mais, dans tous ces volatiles rassemblés, une chenille très particulire fait sa mue. En sort une mythique gorgone, qui se repait de l’esprit de ceux qu’elle attrape, qu’elle laisse vivants, mais totalement idiots.

Celle-ci s’enfuit, et délivre 4 congénéres. La peur s’installe sur Nouvelle Crobuzon, au point que le Maire, pourtant très occupé par le climat social tendu, en vient à demander à l’ambassadeur des Enfers d’intervenir. Mais même celui-ci craint les Gorgones.


Commentaires

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vendredi 10 août 2007 à 22h57 - par  sylvain

La plupart des bouquins de SF travestissent la réalité actuelle au motif d’évolutions scientifiques et technologiques qui en font le charme. Ce sont donc des transpositions de nos comportements dans un référentiel différent de l’actuel, mais quand même toujours basé sur le fait scientifique (parfois un peu "arrangé", comme les trous de vers, pour permettre le développement des histoires).

D’autres, les "fantastiques", évacuent globalement toute référence à la logique scientifique, et s’appuient sur une réalité totalement différente dans son essence, que celle-ci soit basée sur la magie, les pouvoirs des anneaux ou des divinités...

Là, c’est encore différent, et c’est la prmière fois que je découvre cela, on reste dans un monde scientifique, mais c’est l’objet science lui-même qui est modifié. On est Chymiste, Elyctricien, Thaumaturge... On peut développer une machine qui permet de communiquer avec l’Ambassadeur des Enfers en évitant un sacrifice (pratique, non ?).

Et ça, c’est grand.

Et ça ne s’arrête pas là. L’environnement est un peu comme les BD de Enki Bilal, mais en encore plus fou (en fermant les yeux, on les voit). Avec des détails, juste comme il le faut pour imaginer, mais sans brider l’imaginaire.

Dans ce contexte à la fois scientifique et imaginaire, un petite histoire prends place, tout doucement pour l’instant.

Vivement le tome 2, c’est trop bon.

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