Les Âmes grises

dimanche 28 janvier 2007
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Le cadre : une petite ville du Nord, V. pendant la première guerre mondiale. Aucun homme ne sera appelé, il faut faire tourner l’usine. Mais le front est très proche, les canons se font entendre, les « gueules cassées » défilent dans V. où les hommes sont bien portants, rancoeurs pour les uns, culpabilité pour les autres.
En 1917, la fille de l’aubergiste, 10 ans, que tout le monde appelle « Belle de jour » est retrouvée morte dans le canal, pas très loin du château du procureur Destinat, homme solitaire.
Humidité, froid, ciel bas, boue... Et pourtant le juge, que rien ne semble émouvoir, se fait apporter des œufs sur les lieux du crime, en présence du petit corps.
Depuis on parle de ce crime en disant « l’affaire ».
Et aujourd’hui, le narrateur, policier à l’époque et pour qui le crime n’a pas été élucidé, se souvient. Il noircit des cahiers d’écoliers avec ses souvenirs. Comment sur un témoignage, il soupçonne le procureur, comment le juge n’en tient pas compte malgré son aversion pour Destinat : on est du même milieu quand même.
Il raconte la jeune institutrice, arrivée alors qu’on ne l’attendait plus, seule lumière dans toute cette grisaille. Elle loge dans une dépendance du château, mais la lueur sera éphémère.
Il raconte les deux déserteurs, pris au moment de l’affaire et aussitôt accusés du meurtre de la petite, l’horreur de l’interrogatoire...
Et il se raconte, lui, et la mort de Clémence, sa jeune épouse...


Commentaires

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vendredi 23 avril 2010 à 15h04 - par  jackie

Je l’ai lu un été, en vacances. J’en ai pleuré sur la fin. J’avais hâte de le finir tellement c’était trite. A éviter pendant les vacances.

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