Le sommeil des poissons

lundi 25 octobre 2010
par  sylvain
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Sur le mont Tonnerre, les madous vivent au rythme des saisons, du passage des hommes et de la pluie. Sauf la Mano, elle, qui vit en haut, dans une maison de pierre, et qui connait les sortilèges.

Aussi, quand le Jo et son Bitiki, celui qui avait trouvé Jo, l’avait débauché des pétrolezhommes, l’avait entrainé à être l’homme le plus fort du monde, arrivent dans leur voiture jaune, c’est la Mano qui intéresse Jo.

Las, la Mano, elle le veut, le Jo. L’homme le plus fort, elle le chevauche, le soir. Pas qu’il parte. Ou alors, qu’il parte, mais mangé. Comme le Bitiki, qui est venu, et qui est reparti. En fumée, cuit avec des feuilles de palétuvier, pour le goût. Et la Mano, elle garde dans son ventre le résultat, un petit couillu.

Les Madous sont horrifiées, par ces sortilèges du Tonnerre. Pas contentes. Alors, elle vont occire la Mano. Mais que reste-t-il des légendes, si la Madou-madou et la Mano sont parties dans la maladie grise ?


Commentaires

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lundi 25 octobre 2010 à 23h48 - par  sylvain

L’histoire en elle même ne casse pas trois pattes à un canard. Une jolie femme rencontre un bel homme, et se l’accapare, quoi qu’en dise ses voisines.

Les voisines ne sont pas contentes, et font une révolution. Mais l’ensemble amène comme une tristesse. ou sont donc les hommes d’antan...

Par contre, le vocabulaire, la façon de raconter ça, c’est grand. Grand parce qu’il est rare que le style et le vocabulaire soient à ce point l’âme d’une histoire.

S’il fallait oser une comparaison, ce serait comme la dominante en musique. Là, c’est écrit dans une dominante floue, chaude, humide, vaguement triste, avec une odeur boisée, mais très féminine (d’ailleurs, ça va ensemble, non ?).

Et pour ça, c’est un livre à totalement essayer.