Le cauchemar

dimanche 13 mars 2011
par  sylvain
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On retrouve le cadavre de Vika, visiblement violée et torturée avant d’être tuée, dans une forêt proche de Moscou. Après 10 jours, le Commandant confie l’enquête à Anastasia, une jeune inspectrice particulièrement fine et intelligente, mais habituellement confinée à des tâches d’analyse au bureau.

En fait, le premier enquêteur ayant travaillé sur la mort de Vika s’est rapidement aperçu qu’il s’agissait d’une jolie jeune femme, qui buvait et se prostituait occasionnellement. Et de ce fait, il n’avait pas réellement poussé bien loin ses investigations... Mais Anastasia est intriguée par plusieurs détails gênants.

Comme la disparition de preuves, puis la mort de quelques personnes, en marge de l’affaire. Et aussi par l’inexplicable manque de zèle de son collègue. Un peu comme s’il avait voulu stopper toute recherche.

Plus Anastasia avance dans son enquête, plus il lui parait évident qu’elle est manipulée, au point de chercher avec le Commandant comment remonter jusqu’à la source de ces malversations. Mais tout à coup, c’est Anastasia qui devient la cible de manipulations destinées à l’effrayer.

Plus si facile, alors, d’enquêter sans savoir qui croire, ni quelles seront les conséquences pour ses proches de ses découvertes...


Commentaires

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dimanche 13 mars 2011 à 19h40 - par  sylvain

Un polar bien écrit, comme souvent avec Mme Marinina, et si on aime les romans russe, et le dédale des noms des personnages.

Mais ce qui est réellement boulesque, c’est le fond de l’histoire : la police est tenue par une officine spécialisée, dont la seule raison d’être est d’empêcher les enquêteurs d’avancer, moyennant finance, bien sûr. Et que cela ne surprend personne, juste un soupçon de déception que cela arrive "aussi" dans ce service qui se croyait à l’abri de telles pratiques.

Et que, même si l’enquête aboutit, il reste impossible de remonter jusqu’aux manipulateurs, alors que leur existence est avérée et qu’ils sont directement menacé des policiers.

On peut mettre cela en regard des ouvrages de V. Pelevine, qui raconte, d’une autre façon, le désespoir d’être Russe, et se rendre compte de l’état de délabrement de cette société, à deux pas de nos campagnes.

Quand ce sera le bordel aussi chez nous (et ça va venir, la Russie est riche) on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas...

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