Lames

lundi 28 janvier 2013
par  sylvain
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Lorsque Lorne disparait, c’est l’émoi dans le lycée. Les ados ne parlent que de ça, et les parents craignent que ce ne soit leur fille, qui disparaisse de la sorte. Aussi, Sally redouble t elle de précautions pour que Mille garde la tête sur les épaules, et de bonnes fréquentations. Pas simple, ce dernier point, d’ailleurs. Depuis le divorce, le père de Mille paye les études, mais tout le reste, c’est elle, Sally, qui doit assurer. Sans trop savoir comment s’y prendre, en fait, parce que Sally, c’est Sally.

Et pas Zoe. Zoe, celle à qui tout réussit, grande, jolie, intelligente. Un peu jalouse, aussi, quand elles étaient jeunes, toutes les deux, et que les parents trouvaient Sally si jolie avec ses boucles blondes...

Aussi, Zoe est elle restée assez sauvage. Ce qui va bien à son métier : elle est policière, et enquête sur la mort de Lorne. Parce que Lorne a été retrouvée, violée et assassinée. Visiblement par un détraquée, cherchant une revanche sur l’humanité entière, et qui avait trouvé en Lorne l’archétype de l’adolescente perdue entre un corps si tentant pour tous les garçons, des parents exigeants et en admiration devant le frère, et un frère, justement. Zoe peut comprendre, ça, d’être perdue entre toutes ces engeances, c’est aussi ce qu’elle a vécu. Et comme Lorne, elle avait souhaité changer de vie, de peau, au point de faire des choses stupides.

Comme danser dans un peep-show. Forcément, 25 ans plus tard, quand on a fait carrière dans la police, pas facile de retrouver sur son chemin tous ceux qui savent...

Heureusement que la petite soeur à grandi, en fait...


Commentaires

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lundi 28 janvier 2013 à 23h27 - par  sylvain

Comme toujours dans les opus de Mme Hayder, ce sont de multiples vies, avec leurs côtés clairs et leurs côtés sombres, qui s’entrecroisent, sans réel morale, sans "bons", mais avec quelques réels mauvais.

Et comme dans plusieurs autres opus, la fin n’est pas morale au sens de la plupart des polars, les héros les plus sympathiques se sortent plutôt mieux que les autres de l’histoire, mais avec des bleus partout, compris à l’âme, et sans avoir réellement été héroïques.

C’est ce qui rends agréables ces opus. Pas de surhomme policier qui, d’un coup de génie, arrête (à raison) celui qu’on pensait le moins coupable, ni de manichéisme dans les personnages. Plutôt des gens, malmenés par des événements qui les dépassent ou les ont dépassé à un moment de leur vie, et qui tente de trouver un bonheur ensemble dans des circonstances un peu scabreuses. Comme dans la vie, certains y arrivent, mais pas tous...

Je vous avoue, j’aime bien les opus de Mo Hayder. Et celui-ci est plutôt réussi, alors, essayez.

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