Elijah Baley - 4 : Les robots et l’empire

dimanche 22 mars 2009
par  sylvain
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Plusieurs décennies après "les robots de l’aube", Gladia, la spatienne humaniste, est toujours aussi jeune, belle et puissante. A la mort de son père spirituel, elle a hérité des deux robots les plus avancés des mondes spatiens, Daneel, tellement intelligent qu’il n’est pas possible de le différencier d’un humain, et Giskard, le robot aux pouvoirs spéciaux.

La Terre a commencé à essaimer vers les étoiles, alors que les mondes spatiens stagnent, engoncés dans le confort que leur apportent les milliers de robots qui assistent les humains. Quelques spatiens sont révoltés à l’idée que les Terriens pourraient bientôt devenir les maîtres de la Galaxie, et aspirent à détruire la Terre. Ils échafaudent pour cela un plan de longue durée, permettant de rendre la Terre totalement stérile, sans tuer trop d’humains.

Pendant ce temps, un Terrien, aventurier des mondes colonisés et descendant d’Elijah, vient proposer à Gladia de l’accompagner sur sa planète natale, Solaria, que les habitants paraissent avoir quitté. Pour Gladia, qui accepte ce voyage accompagnée de ses robots, c’est le début d’une quête presque mystique à travers laquelle elle souhaite renforcer l’amitié entre les mondes spatiens et les mondes terriens.

Mais les opposants sont trop nombreux, et finalement, la meilleure garantie de développement de l’humanité est encore son développement à travers toute la galaxie. Aussi, la destruction de la Terre est inéluctable...


Commentaires

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dimanche 22 mars 2009 à 16h33 - par  sylvain

Après tous les opus sur les robots, présentant d’abord les limites de robots obéissant aux 3 lois, puis les limites des mondes trop assistés, il fallait une transition permettant de relier cette fresque "robotique" à celle de "Fondation".

C’est donc l’objet de ces deux opus (version Livre de poche), ou l’on voit apparaître les prémisses de la psycho-histoire, et le début de la Loi 0, 4ème loi de la robotique mettant l’humanité au dessus d’un seul représentant de l’espèce.

Ce livre, finalement, illustre bien les 3 qualités majeures d’Asimov.

D’abord un réel don pour l’anticipation : Asimov pose ici la question des conditions permettant à une IA d’aider réellement le développement de l’humanité. Les 3 lois avaient réglé le principe de l’existence conjointe d’IA et d’hommes et femmes, tout en laissant un problème : avec de tels appuis, que devient l’humanité.

Ensuite, une réelle recherche de cohérence à travers une œuvre pourtant monumentale. Avec cet opus, des robots à la sociologie, l’ensemble des écrits deviennent une seule et même saga.

Et enfin, un style certes un peu ampoulé, mais bien sympathique. On ne peut effectivement pas dire que l’histoire en elle-même soit une référence d’imagination, mais quand même, sans effets spéciaux, sans guerres atomiques entre des Jedi et des salles bêtes, avec juste des humains, Asimov nous transporte dans un ailleurs très novateur. Une belle économie de moyens pour un résultat assez fort.