La brigade du rire

samedi 5 mars 2016
par  sylvain
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Jeunes, Zac, Dylan, Kol, Roussau, Dylan, Hurel et Bob ont commencé leur vie d’adulte ensemble, une équipe sur les bancs des stades de Hand, liés par leur idéalisme en dehors.

Et puis un peu de temps à passé, chacun a pris son chemin. Mais quand Dylan leur propose de se réunir, tous viennent. Sauf Bob, qui est représenté par Victoria, parce qu’il s’est suicidé, après un accident de travail qui l’avait laissé infirme.

Déçus par le monde dans lequel ils se débattent, ils décident de mener une action d’éclat : kidnapper un chantre du libéralisme, l’obliger à travailler dans les conditions de vie d’un ouvrier sous la pression de la comparaison internationale des salaires et de la productivité, puis le relâcher après l’avoir payé un SMIC réduit.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ramut, l’éditorialiste phare de "Valeurs Française" se retrouve devant une perceuse, à tenter de réusir une cadence de travail qu’il n’avait jamais imaginée.

La femme et les collègues de Ramut, finalement, se passent assez rapidement de sa présence. En tant qu’éditorialiste, son rôle se bornait à ressasser les même antiennes d’ouverture, de compétitivité et de mondialisation, toute chose qu’un autre imbécile, d’ailleurs doté de plus de charme, pouvait tout aussi bien réciter. En tant que mari, cela faisait longtemps que sa femme se passait de lui...

Pour les autres, l’expérience est déroutante. Car finalement, rien ne change. Ce sont donc eux, qui vont devoir changer.


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Commentaires

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mercredi 18 mai 2016 à 22h31 - par  sylvain

Bon, des gentils révoltés font travailler un journaliste réac, pour lui apprendre ce que c’est que de gagner le SMIC et d’être moqué et méprisé par son patron.

Evidemment, ces gentils révoltés sont capables de philosopher, sont cultivés, et vivent de grandes histoires d’amour. Ils en regardent pas de séries débiles, mais Arte en écoutant France Culture.

Le capitalisme est probablement le pire des systèmes, et ses dérives sont inadmissibles, on le voit en ce jour ou il est nécessaire qu’un journal respectable s’engage pour demander un retour à une éthique imposant à des patrons de limiter leur salaire à 100 fois celui de leurs ouvriers.

Mais l’idéal du gentil héros désintéressé, ouvrier par engagement politique, cultivé et philosophe est probablement du même acabit que l’idéal du chevalier pur et sans reproche, le Paladin. Celui qui a fait courir l’occident pendant des années et permis à tous les profiteurs de tirer leur épingle du jeu.

Je rêve d’un monde dans lequel l’idéalisme serait réaliste. Et, partant, les gauchistes seraient pragmatiques.

Faut il lire l’opus : c’est gentillet.

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