Je reviendrai avec la pluie

jeudi 26 décembre 2013
par  sylvain
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Cela fait un an que Mio est morte. Elle est partie comme un souffle, en me disant "je reviendrais avec la saison des pluies".

Depuis, je suis seul avec Yûji, notre fils de 6 ans. Et comme je ne suis pas un homme doué, je l’élève du mieux que je peux. Ecole, repas, promenades, discussions. Et chagrin partagé de la perte de notre Moi, que je fais revivre comme je le peux à travers l’histoire de la planète Archevie, habitée de tous les gens auxquels on pense.

Mais voici le retour de la saison des pluies. Et voici que nous la retrouvons, telle qu’elle était au meilleur temps de sa beauté.

Il faut tout lui ré-apprendre. Nos souvenirs, comment nous avons formé ce couple si aimant, Yûji, la tendresse. En retour, elle nous rappelle qu’il faut gérer le quotidien, elle me redonne la force d’affronter un avenir.

Six semaines de bonheur. Six semaines pour retrouver l’amour et le rendre éternel.


Commentaires

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dimanche 12 janvier 2014 à 22h08 - par  sylvain

Lire un roman Japonais est toujours surprenant (enfin, pour le peu que j’ai essayé).

A nos yeux européens, habitués à une débauche de mots, de personnages et de situations, fondés à aller chercher au fond de l’âme de chaque personnage les turpitudes que l’auteur y a cachées, on en oublierai presque qu’un roman, d’abord, c’est une histoire.

Et ici, justement, c’est ça. une histoire, simple, douce. Décrite, sans fioritures, avec précision.

De prime abord, cela parait vide. Comme s’il manquait de la chair à l’ouvrage. Et puis, on s’y prends, on avance. Et finalement, la chair, c’est chacun qui la positionne, là ou il a envie d’en voir, d’en ressentir.
C’est une autre forme de roman, et c’est ma fois très intéressant.

Je crois en sus que cela aide à comprendre la littérature de Mme Nothomb. Un peu de la même façon qu’ici, les romans d’Amélie (sauf ceux sur sa jeunesse au Japon) semblent parfois décharnés, ramenés à la seule linéarité d’une histoire, le plus souvent imaginaire. Et c’est au lecteur d’y placer une compréhension, bâtir le monde qui va autour de cette histoire ; Dans les deux cas, c’est cela qui est intéressant, plus que le livre en lui même. Il y a probablement un parallèle à faire avec l’art du combat Japonais, qui utilise la force de l’adversaire pour le terrasser. Le roman Japonais semble utiliser la force du lecteur pour l’intéresser.

Etonnant, non ?

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