136 - Baisse la pression, tu me les gonfles

vendredi 8 août 2014
par  sylvain
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Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre Félicie, partie en cure en Italie, San-A est appelé par Félix, l’homme à la queue en trompe d’éléphant, car il est poursuivi par des gens visiblement malintentionnés et a du se cacher à Vienne, chez une vieille dame qui consent à l’héberger moyennant des coups de bite de bon aloi.

Bien évidemment, San-A vole au secours de son ami, avec Antoine. Mais les méchants sont principalement des méchantes, et effectivement, elle ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins, faisant par exemple exploser un policier en le remplissant d’air comprimé par le cul.

Mais il en faut plus pour affoler San-A, encore qu’il ait fallu l’aide de Jérémie et de Béru pour se sortir de toutes les péripéties, et honorer comme il se doit toutes les femmes sympathiques.

La page sur les couvertures de ce livre est ici.


Commentaires

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dimanche 10 août 2014 à 20h48 - par  sylvain

Il s’agissait de l’un des rares San-A que je n’avais pas encore lu, vous imaginez l’émotion lorsque je l’ai vu dans une bibliothèque d’un camps de vacances !

Et ça fait du bien.

Du bien pour le style, inimitable, de F. Dard. Des phrases truculentes à souhait, des aphorismes que l’on rêve de retenir pour les placer dans les salons chics, contents du blanc que cela produira. Et des situations gravement loufoques, du polar qui, enfin, ne se prends pas au sérieux tout en amenant du suspens (comment s’en sortira-t-il, cette fois-ci ?), des situations jubilatoires qui font sourire, rire. Et c’est ce côté loufoque qui rends finalement ces histoires attrayantes, quand on les compare à ces écrivains qui singent sans réellement être crédibles les méthodes de la police dite "scientifique".

Parfois, le côté macho est un peu fort, c’est vrai qu’on aurait aimé une collègue aux côté de San-A, bien roulée, et qui se serait envoyée tous les marlous passant à sa portée, en qui aurait commenté les performances des queues (et des langues) rencontrées avec un entrain similaire à celui de San-A quand il parle de ses mousmées. Autres temps, autres moeurs, gardons le plaisir et réservons l’opprobre pour les autres (il ne manque pas de livres qui le méritent).

Et puis enfin, il y a le côté globalement moral de cette fable : les USA ont développé un virus de la variole résistant aux traitements connus des Russes, à des fins qui ne semblent pas réellement humanitaires. Les vilains de l’Est souhaitent à tout prix récupérer ce virus, à minima pour se protéger (et probablement pour en faire un autre), en utilisant des méthodes que la morale réprouve.

La morale réprouve les méthodes, certes, mais le fond n’est-il pas légitime ? Alors San-A, une fois qu’il a récupéré le virus, le donne à l’ambassade de Russie. Parce que les Russes sont aussi des hommes et des femmes (comme quoi il faut toujours demander poliment, c’est mieux que de tuer tout le monde).

Oui, c’est gentillet. Mis tellement moins cynique que SAS ou autres 00X.

Je vous conseille donc cet opus.