À quand les bonnes nouvelles ?

dimanche 8 novembre 2009
par  sylvain
popularité : 38%

Jeune, Joana fût la seule rescapée du massacre de sa famille. Maintenant, elle est mariée, et mère de Bébé, un adorable bambin de quelques mois.

Pour lequel elle a pris Reggie comme fille au paire. Reggie, la jeune fille orpheline et dont le frère tombe dans la délinquance sordide, mais qui tente de poursuivre brillamment des étude de lettres anciennes, et qui s’est attachée à Bébé et à Joana comme à une nouvelle famille.

Aussi, quand, en même temps, la professeur de Latin de Reggie fait dérailler le train de Londres, alors qu’en même temps le mari de Joana se trouve à faire face aux mafieux de Glasgow et que l’ex mari d’Alison, qui avait déjà tué sa soeur revient pour finir sa démence, Louise, l’inspectrice qui veille sur ce petit monde se dit que finalement, être mariée à un chirurgien émérite, et sortir au concert tous les soirs, ce n’est pas une vie.

Mais pour Bébé et Reggie, finalement, tout finit correctement.


Commentaires

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dimanche 10 juin 2012 à 01h12 - par  webmestre

Bon pour le moral, ce roman je ne sais pas. Il y a quand même une averse de catastrophes, de véritables malheurs, qui s’abat sur chacun des personnages. Tout cela énoncé avec un flegme tout Bristih ; genre : ma mère mon frère et ma sœur et mon chien sont tués et pas moi, et mon père ne va trop s’occuper de moi mais enfin c’est ainsi, c’est ma vie .
Plein de personnages (j’ai eu un peu de mal avec les femmes de Jakson, les ex, les présentes, les éventuelles, elles sont toutes là) et plein de drames et pas de cellule psychologique pour les prendre en charge. C’est ça la vie ? vivre pour surmonter la souffrance.

Mais enfin oui je penche du même côté que Sylvain ; ce roman est optimiste ; des camions dans la gueule on s’en prend tous un jour (ça c’est de Alain Souchon), et on peut survivre et vivre.
Donc oui j’aime beaucoup.

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dimanche 8 novembre 2009 à 15h43 - par  sylvain

Comme d’habitude avec les romans de Mme Atkinson, c’est géant.

Géant d’abord parce que c’est bien écrit, et qu’on se goinfre de cette aventure absurde qui malmène les 6 protagonistes principaux avec plaisir.

Ensuite parce qu’il y a tout ce qu’évoque ce livre, et qu’on trouve ensuite, au détour d’une image qui revient de ce livre.

Le côté Dickens de la vie de Reggie, finalement toujours d’actualité dans ce Royaume Uni qui ne l’est pas tant que ça. Et dans lequel une jeune fille de 16 ans se retrouve livrée à elle-même parce que sa mère est morte.

La moquerie des Anglais, et de leurs histoires toujours trop tristes, très style "4 mariages et un enterrement", rendue encore plus affligeante par le côté misère de l’Ecosse et de l’Irlande.

Et une réflexion sur la culture et la richesse, la bourgeoisie éclairée, à travers Louise, femme de terrain, vraiment femme, qui a essayé le luxe, mais qui, in fine, malgré la dureté, retourne vers le terrain.

C’est chouette, c’est agréable à lire, c’est bon pour le moral. A consommer sans modération.