Dune 3 : Le messie de Dune

dimanche 28 octobre 2007
par  sylvain
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En quelques années, les Freemen de Paul Muad’Dib Atréïde, Empereur de Dune, ont conquis l’univers, par la force le plus souvent.

Mais Paul est prescient : il sait donc tout de sa vie, de sa mort, et il entrevoit le futur, même lointain. Il sait que ces ennemmis le frapperont, pour tenter de prendre l’épice, et tous les futurs qu’il parcourt mènent l’humanité à sa perte.

Il sait déjà que Chani, la concubine qu’il aime et qui porte ses enfants, mourra en les mettant au monde. Il accepte cette perte, mais il ne peut y survivre. Paul part dans le désert, à la rencontre des Vers géants.


Commentaires

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dimanche 28 octobre 2007 à 17h22 - par  sylvain

Ce livre s’attaque à un morceau de choix de la SF : que se passe-t-il quand on connait l’avenir, même par morceaux.

Il est pour cela nécessaire de créer de nouveaux types de personnages et de puissance, les Danseurs visages du Bene Tleilax. Leur capacité à prendre l’apparence de n’importe quel être humain devrait permettre un avenir non prédictible.

Mais c’est là la croix que doit porter le prescient : même devenu aveugle, il voit, car il a déjà vécu sa vie à de nombreuses reprises dans ses rêves, et plus rien n’est nouveau. Et comme de plus Paul ne perçoit pas d’avenir glorieux pour l’humanité, il ne lui reste que le suicide. Démonstration que la préscience, finalement, mène à l’absence d’avenir.

Cette analyse de la préscience et de ses conséquences est intéressante. Mais, malheureusement, il semble impératif à F. Herbert de décrire constamment les long replis sur eux de chacun des protagonistes de l’opus. Ce qui en fait, à mon sens, l’un des moins "lisible" de la série.

C’est dommage, c’est dans cet opus que F. Herbert se lance sur un des thèmes les plus intéressant de Dune, avec la maîtrise des religions, et l’histoire est un peu gachée par cet effet de style malheureux.