Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable

jeudi 24 juin 2010
par  jackie
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Jacques Rainier, 59 ans, vit une histoire d’amour passionnée et partagée avec une Brésilienne, Laura, 37 plus jeune que lui. Et malgré le déclin de ses affaires, il est plus heureux que jamais. Quand un jour, un ami du même âge lui confie ses difficultés sexuelles, le doute sur ses propres capacités s’insinue en lui doucement, sournoisement mais sûrement.

La peur "de ne pas y arriver" s’auto-alimente. Pour lui qui fut un héros de la résistance, puis industriel reconnu, lui qui est pétri du mythe de la virilité, cette situation est insupportable. Pour y arriver il fait appel, par fantasme interposé à des hommes issus des pays émergeants, ces pays qui nous fournissent matière première et énergie.

Mais cette obsession ne le quitte plus, le détruit, au point de vouloir "refiler" sa compagne à son fils, en qui il voit sa continuité. Au point de vouloir en finir, avec lui, avec son histoire d’amour.


Commentaires

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vendredi 3 décembre 2010 à 22h02 - par  jackie

merci pour votre contribution, je le mets en éditorial.

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jeudi 2 décembre 2010 à 15h11 - par  webmestre

Exposition : Romain Gary, des "Racines du ciel" à "La vie devant soi"

- du 3 décembre 2010 au 20 février 2011
- Musée des lettres et manuscrits, 222 Bd Saint Germain Paris 7e tel 01 42 55 48 48 (Entrée 7 et 5 Euros)
Sur le web

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vendredi 25 juin 2010 à 23h13 - par  jackie

Biensûr le style est cru - mais tellement juste - quand il parle de sexe. Les termes sont précis, voire cliniques. Pourtant il y de fabuleux passages poêtiques, au point qu’on a envie de corner toutes les pages et de se munir d’un surligneur au risque de barioler tout le livre.

Biensûr, le sujet central est la virilité, ou plutôt son déclin. Les métaphores sur les pays émergeants qui fournissent en énergie et matière première l’Europe sur le déclin sont récurrentes. En fait c’est un roman sur l’amour, la passion, le bonheur, l’angoisse de la mort.

J’ai découvert R. Gary dans K. Pancol (si si !). Puis j’en ai entendu parler recemment à la radio. J’en suis absolument ravie. On ne peut pas mourir sans avoir lu R. Gary. Envie d’en lire beucoup d’autres. C’est beau.

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