Millenium people

jeudi 14 juin 2007
par  sylvain
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David Markham est psychologue à l’institut Adler, et marié à la jolie Sally. Jolie et riche, puisque son père a embauché David et l’a marié à sa fille un peu comme un psychologue privé.

Ayant presque assité à la télé à la mort de sa première femme, Laura, David infiltre un mouvement semi-clandestin organisant une révolution dans un quatier résidentiel de la classe moyenne anglaise, la Marina de Chelsea. David Markham, avec tous les avocats, comptables... et surtout la belle, pétulante et seuelle Kay, se trouve mélé à des actions d’éclats, comme un attentat au vidéo-club, ou un incendie à la Tate Gallery.

Mais assez vite un personnage particulier amène un vent de vraie folie dans cette révolution, du meurtre et du sang. Pendant que les autorités sont totalement débordées, et que Sally couche avec Henry, le mari de l’ex femme de David.

Et puis, finalement, la paix revient.


Commentaires

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jeudi 14 juin 2007 à 22h03 - par  sylvain

Là, franchement, on est loin de la SF "hard science", ou même de l’anticipation classique. Juste deux ingrédients essentiels : le regard décalé que le narrateur (et héros) porte sur son entourage et sur lui, et un dysfonctionnement léger, mais subtil, de la société. Pas trop, c’est juste que plus de gens que d’ordinaire ont des comportements "à côté", légérement déviants.

Le héros, d’abord, est totalement crédible, mais impayable. Sa situation matrimoniale, proche de l’animal de companie, sa gestion du deuil de sa première femme, et plus généralement son regard sur les autres sont criants de vérité, pour un "psy". Un peu comme les psys des films de J. Balasko (la réplique "avec toi, j’ai compris que ce qui me manquait avec les femmes, c’est le pénis"). Donc on y croit.

Et les autres, autour, finalement, ils ne font que ce qu’on a tous révé de faire, un jour. La nique à la puissance publique, un bras (d’honneur) aux institutions, aux régles payantes et à la bonne conduite. Pour retrouver la vraie camaraderie des palissades. On ne doit pas être loin de 68 (belle époque, ma foi).

J’ai juste un regret. Ca s’arrête, et le monde redevient normal. C’est l’angleterre, pourtant...

Je n’avais jamais lu de bouquin de JG Ballard. Je vais essayer les autres.

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