Perdido street station - 2

lundi 19 mai 2008
par  sylvain
popularité : 37%

Les Gorgones font régner la terreur sur Nouvelle-Crobuzon. L’ambassadeur des Enfers n’ayant rien pu faire, le Maire se voit contraint à s’adresser à la fileuse, l’araignée mythique qui répare la toile de la vie, mais même cet être est sans pouvoir par rapport aux Gorgones, qui se nourrissent des rêves des créatures pensantes.

La pègre aussi s’inquiète. Le suc des Gorgones est en effet l’une des drogues les pus exaltantes qui existe. Aussi, l’employeur de Lin décide d’enlever celle-ci pour obliger Isaac à s’engager dans la poursuite et la capture de ces êtres fabuleux.

Mais Isaac n’arrive pas à croire qu’il pourrait récupérer Lin vivante, et il décide, avec le Garuda, une autre amie et le support actif de la Fileuse, qui semble s’être prise d’amitiés pour Isaac, de lutter pour détruire les Gorgones.

Il se découvre un nouvel allié, le Concile des artéfacts, somme des ordinateurs mis au rebut, qui par hasard, s’est programmé en Intelligence Artificielle. A l’aide de cette puissance de clacul brute, incapable de rêves, de la Fileuse, poétesse créant le rêve autour d’elle, et du moteur de crise, activé par l’ampleur de l’horreur, Isaac va réussir à venir à bout des Gorgones.

Mais Lin va y laisser les pensées, à moitié avalées par une Gorgone lors du dernier combat. Et le Garuda, qui a aidé de toutes ses possibilités Isaac, une fois la raison de la perte de ses ailes connues de tous, se sentira redevenir homme.


Commentaires

Logo de sylvain
lundi 19 mai 2008 à 23h47 - par  sylvain

Digne suite de l’opus précédent, le tome 2 est encore plein de rebondissements dans l’imaginaire. Que ce soient les mainmises, les cactacés, l’organisation de Nouvelle Crobuzon, la Fileuse et ses délires, ça se dévore, pour peu qu’on aime l’irréel.

Peut être pourrait on juste critiquer quelques longueurs et redites, mais c’est quand même une critique très limitée : devant un tel amoncèlement d’images, de mythes, de délires, j’ai été totalement séduit.

Et puis, après la fin de la lecture, un petit travail de remise en perspective s’impose. Il est trotskiste, M. Miéville.

Bien loin de moi l’idée de lui en faire reproche, mais il faut quand même se demander ce qu’il a voulu dire par son livre. Et, en fait, on peut aussi avoir une lecture symbolique de ces opus.

Nouvelle Crobuzon comme représentation de notre civilisation, avec sa science si peu fiable, toujours prête à chercher à remplacer Dieu. Et les voies du Capital, gorgones prêtes à ravir les foules au point de les décerveler, pour mieux en profiter. Au point que l’enfer, l’autre (probablement l’ancien bloc de l’Est) y est aussi sensible.

Et qu’un ange, déchu par un viol, un peu semblable à la pomme, ait forcé à quitter le Paradis ce pauvre Garuda. Qui en est devenu un Homme.

Et ça m’a fait tout drôle, cette double lecture possible de ce livre totalement décalé.

C’est encore plus fort que ce que je pensais après lecture du Tome 1. A essayer.

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique