Passerelles pour l’infini

dimanche 11 juin 2006
par  sylvain
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Aimeric, Bieris, sa muse, et ses amis dont Giraut, vivent dans le respect des valeurs des troubadours, sur la planète Menes. Chaque culture, lors de l’essor de l’humanité dans les étoiles a pu donner naissance à une colonie, organisée en fonction de ses choix et usages historiques.

Et entre les beuveries entre amis, "l’amour courtois", et les duels en cas de manque à l’honneur, le temps passe de fort agréable façon.

Mais la technologie toute récente des Passeurs, permettant des transferts immédiats de personnes ou de marchandises entre deux points aussi éloignés qu’on le souhaite, a fortement modifié la vie sur Menes.

Et lorsqu’on propose à Aimeric de retourner sur Calédonie, sa planète d’origine, pour y aider à traverser les épreuves liées à l’arrivée des Passeurs, Bieris et Giraut décident de l’accompagner.

L’arrivée sur cette planète glaciale et organisée dans le plus grand respect de l’efficacité chrétienne est très dure. Mais vite, les faux semblants disparaissent, et une contre-culture se crée, tirant les meilleurs côté de chacune de ces deux civilisations que tout oppose.

Avec bien des épreuves, puisque les fanatiques religieux cherchent absolument à faire perdurer l’organisation autonome et indépendante de Calédonie, le pouvoir change de mains, et les fanatiques sont réduits à une minorité.

Giraut, Bieris et Aimeric découvrent ainsi tant les bienfaits des échanges culturels que du retour à ses racines, qui leurs apportent à chacun l’amour et le bonheur qu’ils cherchaient.


Commentaires

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dimanche 11 juin 2006 à 15h09 - par  sylvain

Petite histoire sympa, un peu du style des bagarres entre villages proches, et de la gestion de l’esprit de clocher qu’animent nos politiques (voire par exemple les avis sur la constitution européenne).

Et la découverte non des autres, mais des faiblesses de ses références, par le héros principal est sommes toute très bien montrée. Avec même suffisamment de féminisme pour que ce soit drôle sans être pénible.

Vu d’un auteur Américain, la référence à une société purement efficace et chrétienne semble normale. Et les exagérations en sont bien rendues. Ce qui m’a plus fait sourire, c’est que l’antithèse de cette approche soit celle de l’Occitanie, de l’amour courtois, des troubadours, qui ont valus aux anglo-saxons de l’époque quelques guerres difficiles (conquête de Toulouse et du Sud de la France), et à la chrétienté la seule croisade en territoire européen (la guerre des Albigeois, dont des bûchers de plus de 200 personnes et la destruction totale de villes du Sud de la France).

Deux civilisations donc historiquement vraiment opposées, sans que l’une finalement ne puisse être définitivement jugée supérieure à l’autre, mais dont l’auteur est content de montrer qu’elles peuvent se mélanger pour donner le meilleur.

Il semble donc rester des gens sympathiques, aux USA, pas uniquement des guerriers du désert.

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