2084

mercredi 24 février 2016
par  sylvain
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Atteint de tuberculose, Ati est emmené, délirant et comateux, jusqu’au sanatorium de Sîn.

Là, en deux ans, grâce à la bonté de Yölah, béni soit-il, et de son délégué Abi, il va guérir de cette terrible maladie tout en faisant 9 fois par jour ses dévotions.

Néanmoins, cet éloignement de son quartier habituel et de sa vie bien réglée amène Ati à se questionner sur sa foi. Lors des nuits les plus noires, il s’interroge même sur la religion, sur le lien entre le Bien et Yölah, terribles pensées qu’il tente sans succès d’oublier afin de ne pas être pris pour un déviant et châtié comme tel.

Mais non seulement il cache cet aspect de sa personnalité aux investigations des mockbi et de ses voisins, qui pourraient le dénoncer, mais il rencontre une autre personne à qui il finit par faire suffisamment confiance pour s’ouvrir de ses doutes.

C’est un long chemin qui va alors amener Ati à participer à la lutte entre les Honorables, et faire tomber Duc et Hoc, ces deux grands hommes du régime qui tentaient de s’accaparer les richesses.


Commentaires

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samedi 18 juin 2016 à 11h54 - par  sylvain

Ce livre était présenté comme "le meilleur opus de 2015", et a reçu le Grand Prix de l’Académie Française.

Quelle déception.

L’histoire est reprise de 1984, le titre est clair. Là ou 1984 est politique et social, 2084 est religieux et politique.

Mais autant 1984 illustre avec brio la puissance d’une langue pour décérébrer (tiens, serait-ce la cause du Brexit), la puissance de l’information dirigée pour orienter les masses, autant, ici, il s’agit de la répétition sans grâce d’un constat déjà fait 10 000 fois : il est simple d’embrigader, laisser un peu de liberté à quelques uns permet de mieux surveiller l’ensemble.

L’Europe a vécu cela pendant 1000 ans, avec une barbarie (Inquisition, Croisades et Shoah) tout à fait remarquable, l’Orient le vit en ce moment, en y mettant un bel entrain (Israel, Daesh, EI). De façon symétrique, ces mouvements attirent plusieurs franges des populations des "autres" (par définition, ceux qui ne partagent pas la croyance), comme nos Jihadistes aujourd’hui.

Mais tout cela est connu, écrit, décortiqué, et il n’est nulle nouveauté dans cet énoncé.

Alors si en plus la langue n’apporte pas de plaisir à la lecture, il reste assez peu. En tout cas trop peu pour un billet admiratif.

Un conseil : évitez.

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