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vendredi 9 mai 2008
par  sylvain
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Dans un futur moyennement lointain, l’information n’existe plus. Il s’agit juste de nouvelles, présentées comme des spots de pub. Et la religion promet un Paradis qu’on devrait trouver sur terre.

Mais, en réel, les mutants sont hyper violents et envahissent tous les interstices de la civilisation. Qui n’est d’ailleurs pas facile à comprendre, puisque la plupart de ce que l’on voit pourrait être uniquement la création de l’ordinateur fou qui contrôle (ou du moins essaye) une grande partie du monde.

Ce qui explique, d’ailleurs, que la fameuse mission sur Proxima du Centaure ne soit en fait qu’un faux, pour laquelle on sacrifie quelques mutants directement connectés à l’ordinateur.

Et dans tout cela, il ne reste que peu d’espace pour rester un humain civilisé.


Commentaires

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vendredi 9 mai 2008 à 21h15 - par  sylvain

Tout les fantasmes anti évolution des golden seventies y passe : phobie du nucléaire, des ordinateurs, crainte des mutations, du contrôle des pensées par des organismes mal intentionnés, abrutissement des masses par une télévision au service des puissants, distillant une information totalement trafiquée.

Certes, on ne peut pas dire qu’on vive dans un monde parfait, et encore aujourd’hui, que ce soit Internet ou les cartes de fidélités permettent effectivement un fichage et un suivi des individus potentiellement problématique.

Mais il n’empêche que tous les thèmes de ce livre ont passablement vieilli (nous aussi, du reste), et que aucun de ces fantasmes ne s’est réellement concrétisé.

Et c’est bien la limite de ce type de livre, qui se veut visiblement "engagé". Autant "Le Capital" (et d’autres opus, par exemple Jules Verne) ont prouvé que l’Anticipation est possible, autant cet opus montre qu’elle n’est pas donnée à tous (ce qui est facile à dire pour moi aujourd’hui, il faut aussi en convenir).