Charly 9

mardi 9 octobre 2012
par  jackie
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Sa mère, Catherine de Medicis, son frère, le Duc d’Anjou, convoquent le roi, Charly 9, 22 ans, pour le convaincre de faire tuer le huguenot, marechal de Coligny, ainsi que son entourage, ça fait 6 personnes, ainsi que les témoins, ça fait 20. Puis autant en profiter pour les massacrer tous, ça fait bien 30 000 personnes rien que pour Paris.

24 août 1572, Nuit de la Saint Barthélémy.

Pendant des mois, de Paris jusqu’à Rouen, les corps putréfiant envahissent la Seine, les rues, les campagnes. Les massacres se poursuivent dans tout le royaume.

Face à un peuple qui souffre famine, et alors que les caisses sont vides, le roi prend des initiatives aussi dangereuses que saugrenues. Il se met à frapper de la fausse monnaie, se fait embobiner par un alchimiste qui assure transformer ses pièces en or. Il instaure le 1er de l’an au 1er janvier au lieu du 1er avril, ce qui provoque des hécatombes chez les paysans qui se vêtissent légèrement - comme au un printemps - pour fêter l’évènement. Il instaure la fête du muguet le 1er Mai, ce qui provoque encore des hécatombes parmi ce peuple affamé qui se met à en manger...

Hanté par son crime, ce roi, tantôt raffiné, tantôt capricieux, tantôt révolté, sombre alors peu à peu dans la folie. Il s’adonne à la chasse au cerf, à cheval, nu, dans le palais du Louvre. Complètement immature, il ne peut se défaire de l’emprise de cette mère, qui le déteste et lui préfère son frère et qui l’utilise pour faire apposer le sceau du roi sur toutes ses décisions néfastes.


Commentaires

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dimanche 21 octobre 2012 à 23h27 - par  sylvain

Et bien, tu voies, je vais être encore plus dur que toi. L’auteur cherche à écrire de façon humoristique un livre d’histoire, et il se plante sur les deux aspects.

Je partage ton avis sur le manque de réussite de l’humour, mais en sus, le côté historique est nul, l’histoire se cantonnant à la description d’un roi faible et fou, dominé par quelques personnages scabreux. On est loin de la finesse des description et des explications historiques de "Fortune de France" (R. Merle), qui, lui, réussit le pari d’un livre historiquement irréprochable et écrit dans un français plus ou moins ressemblant à celui de l’époque, mais qui vous y transporte.

Pour moi, c’est réellement à éviter.

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lundi 15 octobre 2012 à 22h05 - par  jackie

L’auteur a pris le parti de traiter cette histoire tragique avec une écriture comique. L’idée est excellente...sauf que je ne l’ai pas trouvée comique, son écriture. La Critique encense ce livre, son style, et visiblement ce bouquin a bien marché. Ce mélange de vieux français et d’expressions d’aujourd’hui - empruntent au langage "parlé" - m’a plutôt heurté, je n’ai pas trouvé ça très réussi, je trouve que ses expressions tombent à plat. Et puis faire parler un personnage de l’époque comme un de nos contemporains, c’est un exercice difficile, car c’est lui prêter des pensées, un humour d’aujourd’hui, qui sonne faux, à mon sens : autre époque, autre mœurs.

Je ne connaissais pas cet auteur. Quand j’ai découvert qu’il avait été dessinateur satyrique, j’ai un peu mieux compris son style. Promis j’en lirai d’autre. Je vous dirai si je change d’avis ou si je persiste.

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