Eloge du mariage, de l’engagement et autres folies

samedi 23 février 2013
par  sylvain
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Mon histoire m’a fait toucher du doigt, très jeune, la valeur de l’engagement.

Car le non engagement est un plaisir - c’est indéniable - qui ne doit durer qu’un temps. Le temps d’arriver à l’engagement réel, celui des âmes et des corps : le mariage.

Car d’abord, le mariage est un serment. Un serment de vie, qui comme tout serment, ne peux être révoqué. On peut craindre de dire "oui" au point d’en mourir, car le risque est total.

Mais l’important est de s’engager, et même si parfois l’intimité de l’autre paraît lourde, elle n’est en fait qu’une plume à côté de ce que pourrait être la vie sans cette liaison. Car in fine, toute tentative d’infidélité ne sera qu’une recherche en creux de celle qui partage nos nuits. Non qu’elle soit inutile, mais elle n’existe que par son opposition au serment, et partant, par le serment lui-même.

Ma famille a toujours vécu avec bonheur ces engagements, et même - parfois - facilité les engagements des plus jeunes. C’est dans cette histoire que je puise ma force.


Commentaires

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dimanche 12 mai 2013 à 23h33 - par  sylvain

Ce n’est jamais facile de faire un commentaire sur un essai.

Si l’on est d’accord, ce n’est que paraphrase, si on est contre le propos, il conviendrait de rédiger un essai aussi documenté et volumineux, ce qui n’est pas dans mes cordes.

Mais ici, il y a moyen d’ergoter tant sur le fond que sur la méthode, sans discuter du propos, l’éloge de l’amour éternel et unique.

Sur la méthode, d’abord, c’est assez facile, car cet essai n’est qu’une affirmation, sans démonstration ni explication. L’auteur pose un avis, et indique que cet avis est le bon, puisque c’est le sien, et que d’autres le partagent. Le seul procédé de conviction utilisé est l’illustration, par une histoire ou un conte.

D’aucun s’y sont essayé avec bonheur, comme par exemple les paraboles de la Bible, mais ici, les illustrations utilisées ne sont pas à la hauteur pour emporter une quelconque adhésion.

Sur le fond, c’est aussi assez troublant : comme l’indique le titre, le propos vise à convaincre que le mariage doit être vécu comme un absolu ne pouvant être remis en cause, parce que c’est un serment, et parce qu’un amour, même s’il s’étiole, doit rester unique.

Il y a dans le catholicisme une certaine propension au masochisme. L’injonction de tendre la joue gauche, prônée pour prendre le contre pied de la loi du Talion, si elle est mal comprise, devient une fin en soi : tendons la joue gauche quoi qu’il arrive, on pourrait prendre une claque, ça nous rendra meilleur. Et par ailleurs, comme toute religion, la pensée catholique qui ne vit que de l’exégèse des textes sacrés, oblige à cribler toute évolution sociale par le filtre des textes... écrits il y a 2000 ans. On peut y voir comme un certain conservatisme.

C’est ce que j’ai ressenti à la lecture de cet opus : un conservatisme masochiste, le souhait de figer toute évolution des relations entre personnes à leur commencements. Faire l’éloge des mariages durables est sympathique, en faire l’apologie moins. La limite m’a semblé franchie.

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