Poisson d’or

jeudi 18 mars 2010
par  jackie
popularité : 91%

Arrachée à son clan du sud marocain à l’âge de 6 ans, battue et rendue à moitié sourde, Laïla est vendue comme servante à Lalla Asma, une vielle femme, qui se révèlera être à la fois une grand-mère et une maîtresse. A la mort de celle-ci, elle devra s’enfuir pour échapper à la maltraitance de sa belle-fille.

On suivra alors ce petit poisson d’or, tout le long de sa dés-errance, au hasard de ses rencontres, heureuses ou douteuses, à Paris, Nice, Boston, Paris.

Après sa fuite elle vivra encore un peu au Maroc avec ses « princesses » qui la chouchouteront pendant ses dernières années d’enfance. Elle partira avec l’une d’entre elles pour la France. Elle y rencontrera Nono, son premier petit ami consenti, Marie-Hélène, l’antillaise, qui lui trouve un boulot à l’hôpital, Hakim, l’étudiant en philo, El Hadj, aveugle et grand-père d’Hakim, qu’elle ira voir chaque semaine pour des conversations spirituelles, Simone, la chanteuse de blues qui l’initiera à Jimi Hendrix, Nina Simone, Billie Holiday. Béatrice, la rédactrice en chef…Puis ses rencontres Etats-Unis.

Nombreuses seront les mains tendues qui décèleront en elle l’intelligence ou le talent. Elle finira même par connaître le succès aux states en tant que chanteuse de jazz. Et pourtant, elle s’enfuira à chaque fois, incapable de s’installer, de se stabiliser. Elle finira sa quête dans le sud marocain où elle retrouvera sa tribu, ses origines. Enfin tout peut commencer, elle est libre, elle sent que son destin lui appartient.


Commentaires

Logo de sylvain
vendredi 30 avril 2010 à 22h47 - par  sylvain

J’ai trouvé ça plutôt bien.

Bien car l’histoire se lit toute seule, un peu comme un vrai "classique". Et que cette biographie d’une jeune déracinée, qui absorbe toutes les cultures qu’elle traverse, mais se ressource à ses racines, est sommes toutes sympathique.

Mais je me suis interrogé, aussi, sur le message réel de l’auteur, à travers ce livre. Car d’une part, Leïla est une muse. A chaque pas, elle se cultive, absorbe le savoir, et crée une musique. Le Chant de l’Afrique, volé par les pays limitrophes (comme les esclaves), absorbe le savoir de l’Europe, pour s’épanouir en Amérique. Résumé de l’histoire du Jazz, du rap et du rock, avec les chanteurs engagés dans la wolrd music et qui soutiennent les causes Africaines.

Et par ailleurs, Lëila est aussi l’humanité, un peu au sens de ’100 ans de solitude" de Garcia-Marquez. Née dans le Rift, la civilisation humaine est aujourd’hui centrée sur les USA. Mais l’avenir ne serait-il pas l’Afrique, seul continent restant encore raisonnablement peu pollué ????

C’est amusant, comme livre, sympa de découvrir un auteur comme celui-là.

Logo de webmestre
vendredi 19 mars 2010 à 11h13 - par  webmestre

certes, je n’ai pas été transcendée, mais j’ai vraiment aimé. Laïla, qui est aussi la narratrice est très attachante (je voyais et j’entendais AYO la chanteuse en pensant à elle), elle a une intelligence instinctive, j’aime son regard sur les gens. Elle aborde ses rencontres sans préjugé pour qui que ce soit, qu’il soit romanichel, délinquant, drogué, prostituéee, elle s’intéresse aux personnes telles qu’elles sont. Et ça ça fait du bien dans notre société ou on met les gens dans des cases dont il est difficile de sortir, surtout quand on tombe dans les mauvaises cases.
Je crois que c’est cet aspect qui m’a plu le plus dans l’histoire.
Bon, il a dû me marquer qd même ce bouquin, puisque je m’en souviens assez bien (lu il y a 6 mois au moins).

Logo de webmestre
vendredi 19 mars 2010 à 06h29 - par  webmestre

Le Clezio, prix nobel de littérature 2008, connaissais pas. Je me suis dit, il faut que je le lise, pour une fois que c’est un français qui l’a, et puis il a une belle gueule (si si ça compte aussi) et puis ils en parlent beaucoup à la télé.

Ce que je préfère c’est son style : je ne m’aventurerai pas à des qualificatifs compliqués dans ce domaine, ignare que je suis, tout ce que j’ai envie de dire : c’est du genre très bien écrit mais qui se lit facilement (j’avais dit que ça allait être très basique comme commentaire).

Pour l’histoire, oui, c’est un très beau conte, sur l’absolue nécessité de connaître ses racines pour pouvoir avancer dans la vie. Un peu angélique tout de même. Mais c’est pas non plus transcendant. C’est le 2ème que je lis de cet auteur, à chaque fois un peu déçue par les histoires. Je vais persister, encore 2 ou 3, d’ailleurs si qqn veut bien m’en conseiller…

Logo de sylvain
jeudi 18 mars 2010 à 21h42 - par  sylvain

ce résumé. Cela m’a donné envie de lire ce livre, alors que je ne serais pas allé naturellement vers cet auteur.

Et toi, tu as aimé, Jackie ?

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique