Carbone modifié

vendredi 19 mai 2006
par  sylvain
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Quand on a les moyens, vivre est simple. On meurt, et on réinjecte sa "pile" dans un nouveau corps, pré-fabriqué avec les caractéristiques voulues. Et si on veut voyager, c’est aussi simple, il suffit de réinjecter, définitivement ou temporairement sa "pile", transmise quasi-instantanément par hyper-ondes, dans un corps qui se trouve au point d’arrivée.

Cela permet à la Terre de régner sur l’ensemble des planètes colonisées, via ses fonctionnaires du "Corps Diplomatique", humains entrainés à la fois à l’analyse des rapports humains, au combat, et à changer de corps tous les mois.

Sur terre, Bankroft, un richissime industriel, s’est suicidé. Comme il ne comprends pas ce qui a pu le pousser à faire cela, étant sûr de revenir à la vie aussi vite, il loue les services d’un enquêteur, Kovacs, un "Diplo" qui a mal tourné.

Les méthodes sont expéditives, tout en finesse et en violence, et l’explication n’est pas plaisante pour Bankroft. Mais chacun a ce qu’il mérite, et plusieurs méchants sont définitivement mis hors d’état de nuire.


Commentaires

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samedi 20 mai 2006 à 22h06 - par  sylvain

Ca faisait longtemps que je n’avais pas craqué pour un bouquin : c’est fait. Là, il y a tout.

Un style, avec des phrases ciselées, des expressions, de la recherche sur les mots. Ca fait du bien.

Une histoire, mi-SF, mi policière, avec un bon mélange entre les deux, des renvois d’un style à l’autre, de l’action (mais pas trop), le côté SF, presque simple, permettant plus de situations et de développements à l’enquête.

Un contexte, le fond sur lequel se débattent les protagonistes, qui brille par sa simplicité : on meurt, on a une pile, si on a de l’argent, on revit. Sinon, on est stocké. Soit dans rien, soit dans un monde virtuel, moins cher. Avec tous les débordements qu’une telle situation peut créer, que ce soit vers l’érotisme ou vers le sordide.

Et des personnages, des vrais. Particuliers, adaptés à ce monde, mais humains. Juste, humain comme on peut l’être en vivant 350 ans, ou en changeant de corps tous les mois, ou en sachant que son corps est utilisé par un ou une autre, parce qu’on a pas les moyens de la garder. Mais encore amoureux, violents, tendres, comme aujourd’hui, comme dans du Zola ou d’autres auteurs de ce type.

Un pied, malheureusement trop court, cet auteur a écrit 3 livres, mais il n’y en a qu’un à la Bib. Vivement qu’ils achétent les autres.

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