Le NAZI et le psychiatre

mercredi 19 février 2014
par  sylvain
popularité : 93%

A la fin de la seconde guerre, les dirigeants nazi doivent être jugés par un tribunal composé par les vainqueurs. Mais cela nécessite de vérifier si ces individus sont sains d’esprit et responsables de leurs actes.

Douglas Kelly, un jeune psychiatre américain qui s’est fait remarquer par les traitements qu’il a mis au point et qui permettent de traiter les soldats choqués par ce qu’ils ont vécu, a carte blanche pour étudier leur profils psychologiques, et faire une recommandation pour le tribunal.

Il est très vite fasciné par Hermann Göring, avec qui il s’entretient de nombreuses heures, au point qu’après avoir remis son rapport et fini sa mission, il ne peut se détacher de la principale conclusion qu’il a tiré de cette expérience : les NAZI sont des gens comme tout le monde, et cette expérience pourrait se reproduire partout.

De retour au USA, il entame une brillante carrière de psychiatre, mais, hanté par cette expérience, il se suicide 12 ans plus tard.


Commentaires

Logo de sylvain
dimanche 8 juin 2014 à 20h08 - par  sylvain

Un essai historique qui a un double intérêt.

D’une part, il précise qui étaient les nazis, et illustre les débats d’alors sur leur éventuelle folie, puis la terrible conclusion qu’il a fallu accepter : les nazis étaient des gens normaux, le nazisme est en conséquence possible partout et de tout temps.

Rappeler cette triste réalités est intéressant, surtout en ces jours de débat politique troublé, d’une part par la montée des partis extrémistes se présentant comme "normaux", d’autres part par des affaires nauséabondes (surtout à droite) qui entrainent un grande suspicion envers la classe politique, même si seulement quelques-uns méritent la marque de l’infamie.

Rappeler que c’est quand la morale s’en va que l’horreur arrive est donc plus qu’utile. J’aimerai néanmoins que le message soit encore plus porté que par cet opus (qui a le mérite de le dire).

Et d’autre part, cet opus présente ce qu’est devenu ce psychiatre, comment un américain bien sous tout rapport va aller jusqu’au suicide, incapable de résister à la notoriété que lui procure d’avoir été le psychiatre des Nazis, et surtout, incapable de concevoir qu’aux USA aussi, une infamie comme le nazisme puisse arriver aussi, tout en en voyant des signes dans la politique de son temps.

C’est un très bon bouquin.

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique

  • Le NAZI et le psychiatre