L’homme qui aimait ma femme

mardi 23 octobre 2012
par  sylvain
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Alexandre et Yann sont frères. Alexandre, l’aîné, est un intello bien dans sa peau, et très vite bien aussi dans celles des autres. Surtout quand ce sont de jolies copines. Yann est un intellectuel plus réservé et réfléchi, plus idéaliste. Alexandre est un grand frère, le modèle de Yann ?

Quand Yann présente Maria à Alexandre, celui-ci la baise. Et sa soeur, Bébé, aussi. Yann se réfugie dans la philosophie, Alexandre dans les femmes. Plein de femmes. Jalousie, crise, Bébé meurt, seul Alexandre arrive à sortir Maria de sa prostration.

Alexandre et Maria se marient. Yann rencontre en core plus de livres, des Philosophes, et Manon aussi. Amour, fort. Mais Manon disparait.

Alors Yann s’en va, pour ne pas voir son frère épouser Maria, la tromper, lui faire des enfants, s’enfoncer dans une vie de Bo-Bo, dans le confort de la fin des années 70. Après cette errance, et une autre fuite aux USA, Yann est devenu un avocat. Vite riche. Puis quinquagénaire puissant, arrivé dans la vie. Au point que Maria, excédé par les tromperies et l’ennui d’une vie sans passion avec Alexandre, part vivre avec Yann.


Commentaires

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mardi 23 octobre 2012 à 22h33 - par  sylvain

Une femme, deux hommes. L’un l’aime, mais la trompe ; l’autre l’aime, et serait probablement un conjoint formidable. Mais les femmes sont complexes, et celui qui gagne est le méchant.

D’où les drames. On en arriverait presque à la conclusion que c’est presque de la faute de cette pauvre femme si, autour d’elle, tout le monde meure.

Et bien sûr, dès les années 60, ces deux hommes collectionnent les conquêtes comme un pécheur les truites dans un torrent poissonneux. Puis, dès qu’il (surtout le plus jeune) envisage de redevenir sérieux, c’est la réussite.

Pour faire assez court, le thème est éculé et c’est assez dommage de lire sous la plume d’une femme (visiblement jolie, de surcroit) des écrits qui tendent à considérer les femmes comme des poupées destinées à comprendre les bêtises des hommes, tout en écartant les jambes, et en évitant de prendre des initiatives sous peine de catastrophes.

Pour tout dire, une histoire inintéressante, dont les personnages sont aussi crédibles que la fée Carabosse ou Mme Mim.

Alors pourquoi l’ai je lu, allez vous dire ? Un seul intérêt, la forme stylistique. Des touches, des morceaux, qui permettent de reconstituer un tout, un peu comme du pointillisme. Et un voyage en train, sans connexion internet fonctionnelle, donc rien de mieux à faire.

J’ai lu sur le net des critiques mettant en avant le côté plaisant du côté historique et des personnages annexes, comme Althuser ou d’autres qui sont les professeurs de Yann, et sont donc cités par endroit. Mais à part ces citations tirés d’autres opus, je n’ai rien lu qui ne fasse que évoquer les réalités des années 70 ou 80.

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