Paris au mois d’août

vendredi 16 juillet 2010
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Paris, août des années 1960, Henri Plantin, 40 ans, vendeur en articles de pêche à la Samaritaine se retrouve seul, Simone et les enfants sont partis pour 3 semaines chez une tante au bord de l’océan. Lui prendra ses vacances en septembre et ira pêcher à la campagne.

Après un ou deux soirs pendant lesquels il trouve l’appartement un peu vide, il commence à prendre goût à flâner seul. Et là sur les quais de Seine, une robe rouge lui demande la direction du Panthéon. Dans la robe rouge, la plus jolie fille qui soit, blonde, grande, anglaise, jeune, gaie. Henri est sonné, comment cela peut-il lui arriver et comment faire pour rester auprès d’elle ?

Il lui reste moins de trois semaines pour faire sa connaissance, et il va avoir besoin de l’aide de ses potes qui sont restés à Paris, Henri n’a jamais parlé à une anglaise.


Commentaires

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vendredi 17 septembre 2010 à 22h57 - par  sylvain

D’abord, merci à toi de m’avoir rappelé que René Fallet existait. J’avais bien lu quelques opus, il y a longtemps, mais tout cela c’était perdu dans les brumes...

Et ton post m’a redonné envie de m’y remettre. Et ça fait du bien, de retrouver une écriture joyeuse, décontractée, limpide et moqueuse.

Bien sûr, l’intrigue est loin d’un bouquin de Houellebecq ou Djian, l’histoire d’amour est presque pure, simpliste, éthérée. Mais tudieu, c’est la vraie vie, c’est une folie, un rêve, un fantasme, l’échappatoire éternelle de tous les mâles, la sublime rencontre, sans quotidien pour en tiédir les ardeurs. Qui permet à chacun de se sentir plus grand, plus fort, plus plus. Et donc, ça fait du bien.

Et puis, il y a une certaine grâce à retrouver le Paris des années 60, déjà les voitures, mais encore les blouses grises, les pécheurs, le PMU... Une époque à la fois si proche et si lointaine. Imaginerait-on encore d’aller acheter des hameçons, fût-ce à la Samaritaine (fermée)... Est-ce pourtant si différent d’aller chercher la nouvelle manette de la wii, pour rester des heures devant une sorte de fenêtre même pas ouverte... Il s’agit dans les deux cas d’un artefact portant une part de sublime (imaginaire), qui permet tout simplement de tolérer le concret.

Et enfin, en complément du ton, 4 ans avant 68, la liberté du propos.L’histoire d’un amour fou, qui décoince les blocages de ce père, sa relation à sa fille, et probablement (qui n’a pas eu ces scrupules) la relation à Simone.

Merci, Bonnevacances. Et n’hésite pas à re-poster, ce sont ces échanges autour des livres qui sont indispensables aux lecteurs.

Bien à toi

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vendredi 16 juillet 2010 à 23h33 - par  webmestre

Tout d’abord il faut oublier le film "La soupe aux choux", film tiré du roman éponyme de René Fallet, film peut-être chouette, roman sans doute très bon, mais film vu, revu, et du genre « t’en reveux y’en re n’a »* qui trop-sature.

Banale histoire à l’eau de rose entre une jeune touriste anglaise et un parisien ? Oui si l’on s’en tient uniquement à l’histoire.

Mais ce serait oublier comment René Fallet pose Henri, cet homme de tous les jours un peu tristoune dans sa blouse grise, qui ne fait pas d’esclandre, comment Cet homme ordinaire est tout tourneboulé par une rencontre et une histoire improbable, comment il est prêt à oser pour que la jolie Pat, Pat si jolie le remarque et lui accorde le temps de ses vacances.

Ce serait oublier qu’il y a Paris, l’amitié, l’immonde concierge, le pigeon blanc sur les toits, qu’il y a les copains...et sans doute des chose que je n’ai pas vues...

L’histoire d’amour est un prétexte à la langue.

Ce roman se lit très vite alors il ne faut pas craindre de perdre son temps. Je recommande et c’est d’actualité.

* Marcel et son orchestre

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