L’année du déluge

lundi 19 juillet 2010
par  sylvain
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Augusto Aixela de Collbato vivait seul, dans sa maison de maitre de San Ubaldo de Bassora. Ses revenus et ses richesses, habilement protégées par une allégeance au Franquisme, lui permettaient une certaine aisance, l’entretien d’un couple de domestique, et quelques maitresses, qu’il aimait séduire un peu comme on chasse.

Lorsque la Sœur supérieure de l’hôpital de la Charité vient lui demander des subsides pour transformer son hôpital vieillissant en hospice, il ne peut se retenir de la séduire. Et d’arriver à ses fins. Il lui demande alors de tout quitter pour vivre avec lui.

Celle-ci manque acquiescer, mais se retrouve devoir porter secours à un bandit, loin dans la forêt. Celui-ci lui avoue avoir fait un don pour l’hospice de la Sœur, et meurt sous les balles de la milice, appelée par Augusto.

Lorsque la Sœur revient vers la ville, Augusto a disparu, en annonçant tout quitter par amour pour une femme...

La Sœur continuera sa vie de dévotions, au service des humbles, jusqu’à un âge avancé. Elle revient alors finir ses jours dans son hospice de San Ubaldo. La légende d’Augusto, qui avait tout quitté pour l’amour d’une religieuse, et qui a fait don de sa richesse à l’hospice des vieux est encore présente dans toutes les mémoires...


Commentaires

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lundi 19 juillet 2010 à 22h52 - par  sylvain

En première lecture, il s’agit d’une banale histoire d’amour entre une Sœur et un noble campagnard désœuvré. Donc rien de bien compliqué.

Il y a bien ce bandit au grand cœur, mais finalement il meurt assez vite, et ne restent que les deux protagonistes. La Sœur pardonne, le noble meurt en ayant bonne réputation.

Le franquisme est sauf.

Sauf qu’en fait, c’est complètement l’inverse, qui est raconté. Certes la Sœur pêche, mais en fait, elle en est heureuse. Et en regrette absolument pas d’avoir connu un homme, fût-ce de façon aussi "cavalière".

Et le noble, en fait, n’est qu’un minable, qu’on enterrera en disant "il a toujours été un fieffé menteur". Aucune grandeur, mais un peu comme un pardon à un enfant qui ne sait pas à quel point il est bête.

Alors que les bandits, eux, restent ceux qui font avancer la société, qui amènent la justice sociale là ou elle devrait être.

Par ailleurs, le père de Franco était un coureur de jupons, et sa mère une femme très pieuse. On a donc ici une "famille" typique du pouvoir Espagnol de la dictature.

On est donc en face d’un bouquin diantrement subversif, écrit comme un petit livre gentillet. Certes, à la publication, le franquisme était fini depuis 15 ans, mais quand même, c’est bien fait.

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