1995 - Les catilinaires

vendredi 2 décembre 2005
par  sylvain
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Juliette et son mari se sont retirés à la campagne pour y vivre heureux et cachés une retraite faite de réflexion, de complicité et de tendresse.

Rapidement, M. Palaméde, leur voisin bougon et désagréable, prend l’habitude de venir passer 2 heures avec eux l’après-midi. 2 heures désagréables. Rien ne peux l’en empêcher.

Il faudra finalement la mort de M. Palaméde pour que cesse la torture de ses visites, mais il reste alors à s’occuper de sa femme, incapable de pourvoir à ses besoins.


Commentaires

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vendredi 2 décembre 2005 à 21h30 - par  sylvain

L’histoire est amusante : un couple d’intellos se suffit pour être heureux. L’archétype du "pénible", intelligent mais inapte au plaisir, s’immisce dans leur bonheur, et le détruit.

Mais ce pénible est marié à son inverse, une personne stupide, mais qui ne vit que pour les plaisirs les plus immédiats et enfantins.

Pour se débarasser du pénible, il faut rompre avec sa morale : il le tue. Mais pour rester heureux, il faut qu’elle l’ignore, donc mentir. Et elle prend en pitié la femme du pénible.

Donc une moralité relativement sauve : on peut être intello et heureux, mais il faut se salir les mains de temps à autre, se compromettre. Et trop vouloir donner aux autres est source d’ennuis (ou encore l’enfer est pavé de bonnes intentions).

Donc une histoire rigolote, avec un style qui coule tout seul, tellement facilement qu’on avance dans le livre sans s’en rendre compte. Mais Amélie est moins inspirée que lorsqu’elle se dévoile, et, même si c’est plaisant, c’est moins inspiré que ses aventures nippones, ou l’alégorie de sa jeunesse.